Ebola: L'inquiétude grandit au Mali, décès d'un médecin aux USA

SANTE Le Mali déplore depuis un mois quatre morts pour cinq cas répertoriés...

20 Minutes avec AFP

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Un agent de santé, au Mali le 14 novembre après un cas d'Ebola dans une mosquée.
Un agent de santé, au Mali le 14 novembre après un cas d'Ebola dans une mosquée. — Baba Ahmed/AP/SIPA

Le Mali tentait d'enrayer la progression d'Ebola lundi en mettant sous surveillance sanitaire plus de 440 personnes à risque, tandis qu'aux Etats-Unis un médecin sierra-léonais rapatrié d'urgence a perdu sa bataille contre le virus. Dernier pays en date touché par Ebola, le Mali déplore depuis un mois quatre morts pour cinq cas répertoriés, dont une fillette de deux ans et un imam guinéen décédé le 25 octobre à Bamako, la capitale malienne.

«Trois décès (ont été) liés» à l'imam et une personne ayant été en contact avec lui à Bamako a été testée positive, a indiqué le coordinateur du Centre opérationnel d'urgence contre Ebola, le professeur Samba Sow, dans un communiqué. Une situation qui a poussé les autorités à mettre sous surveillance 442 personnes ayant pu entrer en contact avec l'imam de la ville de Kourémalé, à cheval sur le Mali et la Guinée, qui était venu se faire soigner à Bamako.

Le foyer de la maladie à Kayes déclaré éteint

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta devait se rendre lundi après-midi du côté malien de Kourémalé. Inquiet du risque de propagation du virus dans la capitale d'environ 2 millions d'habitants, le pays a néanmoins reçu une bonne nouvelle: le foyer de la maladie à Kayes (ouest), d'où était originaire la fillette de 2 ans, a été déclaré «éteint» après plus de 21 jours -durée maximale d'incubation du virus- sans nouveau cas, a annoncé le ministère de la Santé.

La Commission européenne a annoncé lundi une nouvelle enveloppe de 29 millions d'euros pour l'Afrique occidentale, ce qui porte sa contribution totale à 373 millions d'euros. La Croix-Rouge internationale va également envoyer des experts au Mali. S'exprimant devant le Parlement européen au retour d'une mission en Afrique occidentale, le coordinateur de l'UE Christos Stylianides s'est dit «préoccupé par la propagation supplémentaire au Mali» de l'épidémie. «C'est un signal très très dangereux».

Le dispositif de contrôle étendu

L'apparition au Mali du virus de la fièvre hémorragique, qui provoque la plus grave épidémie depuis son identification en 1976, a poussé les Etats-Unis à accroître leurs mesures de protection. Ainsi, dès lundi, le dispositif de contrôle en place depuis le 11 octobre pour les passagers en provenance des trois pays d'Afrique de l'Ouest les plus affectés par Ebola (Liberia, Sierra Leone, Guinée) a été étendu à ceux du Mali.