Des moustiquaires pour protéger les enfants du paludisme

PREVENTION Même si la mortalité liée au paludisme a baissé de 42% par rapport à l'an 2000, cette maladie infectieuse tropicale tue encore quelque 700.000 personnes par an...

Bérénice Dubuc
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Henriette (à droite), ses trois enfants, et une jeune voisine (à gauche).
Henriette (à droite), ses trois enfants, et une jeune voisine (à gauche). — ©UNICEF Congo / 2012 / MARTINO

A l’occasion des 25 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), adoptée par l’ONU le 20 novembre 1989, 20 Minutes en partenariat avec l’Unicef France met chaque jour en avant les progrès réalisés et ceux qui restent à accomplir pour faire respecter ces droits fondamentaux.

Chaque minute, un enfant meurt du paludisme (malaria) dans le monde. Cette maladie infectieuse tropicale est la plus répandue sur la planète: elle tue encore quelque 700.000 personnes par an, presque exclusivement des enfants de moins de 5 ans. Pourtant, la mortalité a baissé de 42% par rapport à l'an 2000, notamment grâce à l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide.

Regardez l’interview du Dr Marie-Reine Fabry Jibidar, spécialiste du paludisme pour l'Unicef:



Entre 2004 et 2010, leur nombre en Afrique subsaharienne est ainsi passé de 5,6 à 145 millions, sauvant 1,1 million de vies. Henriette, qui vit en République démocratique du Congo avec ses trois enfants, a reçu en 2012 des moustiquaires distribuées par l’Unicef. «On peut maintenant dormir en paix, sans souffrir constamment de piqûres de moustiques, et sans la menace du paludisme», explique-t-elle.

Objectif zéro cas

«Nous avons réalisé d’importants progrès mais cela n’est pas suffisant: notre objectif est de réduire à zéro le nombre de cas de paludisme et de décès dus à cette maladie, indique Michèle Barzach, présidente de l’Unicef France. Cela nécessite que les fonds soient suffisants, sans quoi les enfants ne pourront pas être protégés.»

De plus, si suffisamment de moustiquaires ont été distribuées au cours des dix dernières années pour couvrir 80% des besoins de l’Afrique subsaharienne, beaucoup arrivent à la fin de leur durée d’utilisation et doivent être remplacées. Les pays qui ont déjà réduit leur nombre de cas de paludisme -de 50 % pour certains d’entre eux- peuvent rapidement détecter une résurgence de la maladie, et de la mortalité, quand les moustiquaires usagées ne sont pas remplacées à temps.