Iran: Un an de prison pour une Irano-Britannique qui voulait assister à un match de volley masculin

IRAN Le Royaume-Uni s'interroge sur la procédure et les motifs de la condamnation..

N.Beu. avec AFP

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Ghoncheh Ghavami, condamnée à un an de prison pour avoir voulu assister à un match de volley masculin, le 2 novembre 2014.
Ghoncheh Ghavami, condamnée à un an de prison pour avoir voulu assister à un match de volley masculin, le 2 novembre 2014. — Tim Stewart News/REX/REX/SIPA

La jeune irano-britannique Ghoncheh Ghavami, arrêtée en juin à Téhéran après avoir voulu assister à un match de volley-ball masculin, a été condamnée à un an de prison à l'issue d'un procès pour «propagande contre le régime».

«Le verdict ne m'a pas encore été signifié officiellement mais le juge me l'a montré et ma cliente a été condamnée à un an de prison», a indiqué l'avocat Mahmoud Alizadeh Tabatabaie dans des propos repris dimanche par des médias iraniens. «Dans la mesure où elle n'a pas d'antécédents judiciaires, le tribunal peut lui accorder une remise de peine», a-t-il ajouté, sans expliquer les raisons de cette condamnation.

Londres «préoccupé»

Ghoncheh Ghavami, 25 ans, avait été interpellée le 20 juin alors qu'elle participait à un rassemblement de femmes voulant assister à Téhéran à une rencontre de la Ligue mondiale de volley entre l'Italie et l'Iran, qui fait partie de l'élite de ce sport. Relâchée au bout de quelques heures, la jeune femme avait de nouveau été interpellée quelques jours plus tard lorsqu'elle est retournée au commissariat pour récupérer ses affaires personnelles.

Un responsable judiciaire avait précisé en septembre que cette nouvelle détention n'était pas liée au sport, sans donner d'autre détail. Détenue à la prison d'Evine depuis 126 jours, Ghavami a cessé de s'alimenter pendant deux semaines en octobre pour protester contre sa détention et l'absence de procès, selon la page Facebook (Free Ghoncheh Ghavami), où sa mère, sa famille et ses amis ont lancé une campagne pour obtenir sa libération. Un procès a ensuite eu lieu pour «propagande contre le régime», selon son avocat.

Londres s'est dit «préoccupé», ce dimanche. «Nous sommes préoccupés par les informations indiquant que Ghoncheh Ghavami a été condamnée à douze mois de prison pour propagande contre le régime. Nous nous interrogeons sur le motif des poursuites, l'équité du procès et les conditions de détention de Mademoiselle Ghavami», a indiqué un porte-parole du Foreign Office à l'AFP.