La Corée du Sud accuse Pyongyang d’avoir piraté 20.000 smartphones

Informatique Séoul accuse la Corée du Nord d’avoir piraté des smartphones de citoyens sud-coréens. Les cyberpirates auraient utilisé des applications malveillantes déguisées en jeux vidéo…

20 Minutes avec agences
Les jeux vidéo étaient en réalité des chevaux de Troie, capables de prendre le contrôle des téléphones portables.
Les jeux vidéo étaient en réalité des chevaux de Troie, capables de prendre le contrôle des téléphones portables. — NICOLAS EUGENIE/ISOPIX/SIPA

Près de 20.000 smartphones sud-coréens auraient été espionnés par le gouvernement nord-coréen, selon un rapport de l'agence d'espionnage sud-coréenne destiné au Parlement de Séoul. De mai à septembre 2014, le régime de Pyongyang aurait diffusé des jeux gratuits pour smartphones via plusieurs sites Internet sud-coréens.

Les applications malveillantes étaient en réalité des chevaux de Troie, capables de prendre le contrôle des téléphones portables sur lesquels ils étaient téléchargés.

3.000 cyber-espions nord-coréens

Selon le rapport, près de 75.000 tentatives de piratage visant des agences gouvernementales ont été enregistrées entre 2010 et septembre 2014. Plusieurs enquêtes ont conclu à la culpabilité de la Corée du Nord qui disposerait d’une cellule dédiée au piratage composée d'au moins 3.000 personnes.

Pyongyang dément et accuse Séoul d'attiser les rumeurs pour favoriser les tensions entre les deux États rivaux. Mais en juillet dernier, une source militaire citée par l’agence de presse sud-coréenne Yonhap a affirmé que le régime de Kim Jong-un a doublé, en deux ans, le nombre de ses pirates informatiques.