Burkina Faso: Un groupe d'officiers annonce avoir pris le destin du pays en mains et ferme les frontières

BURKINA Il vient d'annoncer sa décision...

C.B. avec AFP

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Le président burkinabè Blaise Compaoré, le 26 juillet 2014 au palais présidentiel de Ouagadougou
Le président burkinabè Blaise Compaoré, le 26 juillet 2014 au palais présidentiel de Ouagadougou — Sia Kambou AFP

20h32: Dernière minute - Un groupe d'officiers annonce «avoir pris le destin du pays en mains» et la fermeture des frontières

Il a finalement changé d'avis. Blaise Compaoré, le président du Burkina depuis 27 ans, vient d'annoncer qu'il quittait le pouvoir, au lendemain d'émeutes contre son régime et de l'annonce par les militaires selon laquelle ils ont pris le contrôle de leur pays. Le désormais ex-président a également expliqué, par voie de communiqué lu sur une télévision locale, qu'il souhaitait que des «élections libres et transparentes» se tiennent dans les 90 jours. Selon la diplomatie française, il serait en route pour la ville de Pô, dans le sud du pays. Cette ville est proche de la frontière avec le Ghana.

Egalement par voie de communiqué, le chef d'état-major des armées a annoncé «assumer» la fonction de «chef de l'Etat». Un représentant de l'armée burkinabè avait affirmé un peu plus tôt à la foule que le président Blaise Compaoré «n'est plus au pouvoir», provoquant une explosion de joie parmi les dizaines de milliers de personnes rassemblées dans le centre de Ouagadougou.

Prendre «les bonnes décisions»

Au même moment, l'Union européenne estimait qu'il «revenait au peuple burkinabé de décider de son avenir». «Nous appelons au sens de la responsabilité de toutes les forces politiques, de l'armée et des institutions républicaines ainsi que du peuple burkinabé pour bâtir ensemble un nouvel avenir pour le pays, de façon apaisée, dans le respect des principes démocratiques et de la Constitution», a déclaré un porte-parole du service diplomatique de l'UE. 

Le président François Hollande avait lui affirmé un peu plus tôt qu'il espérait que Compaoré prendrait «les bonnes décisions».