Esplanade des Mosquées: Abbas dénonce une «déclaration de guerre» israélienne

JERUSALEM La fermeture par Israël de l'Esplanade des mosquées crée la colère de Mahmoud Abbas... 

C.B. avec AFP
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Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas prie en souvenir des tués lors de la guerre entre Hamas et Israël, le 26 août 2014 avant une conférence de presse à Ramallah
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas prie en souvenir des tués lors de la guerre entre Hamas et Israël, le 26 août 2014 avant une conférence de presse à Ramallah — Abbas Momani AFP

Le président palestinien Mahmoud Abbas a qualifié jeudi de «déclaration de guerre» aux Palestiniens et aux musulmans la fermeture par Israël de l'Esplanade des mosquées et les récents agissements israéliens à Jérusalem-Est, a indiqué un porte-parole.

«La poursuite de ces agressions et cette dangereuse escalade israélienne constituent une déclaration de guerre au peuple palestinien, à ses lieux sacrés et à la nation arabe et musulmane», a dit Abbas selon son porte-parole Nabil Abou Roudeina.

Interdite d'accès jusqu'à «nouvel ordre»

L'esplanade des Mosquées dans la vieille ville de Jérusalem est interdite d'accès aux visiteurs et aux fidèles musulmans «jusqu'à nouvel ordre», a annoncé jeudi la police israélienne au lendemain d'une attaque armée contre un militant de droite israélien.

Un Israélien, militant de droite, Yéhuda Glick âgé d'une cinquantaine d'années a été grièvement blessé mercredi soir à Jérusalem-ouest par les tirs d'un motocycliste, qui a pris la fuite. Un Palestinien, soupçonné d’être ce motard, a été abattu par la police israélienne.

Yéhuda Glick est un militant d'extrême droite

Yéhuda Glick est un militant d'extrême droite qui milite depuis des années afin d'obtenir l'autorisation pour les juifs de prier sur le Mont du Temple, lieu le plus saint du judaïsme où s'étend l'Esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'Islam. Il a été expulsé à de multiples reprises de l'esplanade des Mosquées par la police israélienne. La police a également décidé de déployer des renforts de plusieurs centaines d'hommes à Jérusalem, a ajouté la porte-parole.

Le maire israélien de Jérusalem Nir Barkat a affirmé à la radio qu'il s'agissait d'un «attentat terroriste du à la campagne d'incitation à la violence à laquelle se livrent les Palestiniens depuis des semaines». La porte-parole de la police a refusé de confirmer cette hypothèse se bornant à affirmer que toutes les «pistes sont suivies».