La police israélienne limite l'accès à l'esplanade des Mosquées

© 2014 AFP
— 
Des forces de sécurité israéliennes arrêtent un palestinien à Jérusalem-Est, le 24 octobre 2014
Des forces de sécurité israéliennes arrêtent un palestinien à Jérusalem-Est, le 24 octobre 2014 — Thomas Coex AFP

L'accès à la mosquée Al-Aqsa, dans la vieille ville de Jérusalem, a été limité pour la prière du vendredi, qui s'est déroulée sans incidents, a annoncé la police israélienne, après des affrontements dans la nuit à Jérusalem-Est.

Les Palestiniens de moins de 40 ans n'ont pas été autorisés à accéder à l'esplanade des Mosquées, lieu de heurts chroniques, a indiqué Loubna Samri, porte-parole de la police, expliquant que cette décision avait été prise après des informations selon lesquelles des affrontements étaient attendus après la prière.

Selon Mme Samri, quelque 8.000 fidèles palestiniens ont prié à Al-Aqsa et des centaines d'autres ont effectué la prière dans des endroits adjacents mais la situation était généralement calme.

Dans le quartier proche de Wadi Joz, des manifestants palestiniens ont toutefois jeté des pierres et des fusées éclairantes sur les forces de police qui les ont dispersés, arrêtant trois d'entre-eux, selon cette porte-parole.

La limitation d'accès à l'esplanade est intervenue 36 heures après une attaque perpétrée par un Palestinien, dans laquelle un bébé israélien est mort. Cet attentat a généré de nouveaux heurts à Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël depuis 1967 et secouée depuis des mois par des affrontements quasi quotidiens entre Palestiniens et policiers israéliens.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, deux Palestiniens ont été arrêtés dans la vieille ville alors qu'ils jetaient des pierres, des bouteilles et des pneus enflammés sur la police, qui a répondu avec des armes «anti-émeutes».

L'esplanade des Mosquées, qui réunit la mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher, est le troisième lieu saint de l'islam et, pour les juifs, le lieu du second Temple détruit en l'an 70 par les Romains.

Elle est le théâtre de heurts chroniques devenus plus réguliers et plus violents depuis quelques mois, sous l'effet des tensions entre Israéliens et Palestiniens et de la guerre à Gaza cet été.