Des  ambulanciers portent les premiers secours au soldat blessé par balle devant un mémorial aux morts.
Des ambulanciers portent les premiers secours au soldat blessé par balle devant un mémorial aux morts. — Adrian Wyld/AP/SIPA

FUSILLADE

Fusillade au Canada: Ce que l’on sait de l'attaque

Ce mercredi matin, une fusillade a eu lieu au parlement canadien et ses abords. Le bilan est d'au moins deux morts, un soldat et un des assaillants....

Une fusillade a eu lieu au parlement canadien et ses abords ce mercredi matin. Au moins un homme «portant un fusil de chasse» a tiré sur un soldat, en poste devant le monument aux morts se trouvant à proximité du Parlement. Cinq heures après les premiers coups de feu, 20 Minutes fait le point.

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Quand et où s’est déclenchée la fusillade ?

C’est peu avant 10 heures que les premiers coups de feu ont retenti sur la colline du Parlement, un quartier d’Ottawa qui abrite le parlement canadien. Un homme a fait feu sur un soldat posté devant un monument aux morts en face du parlement.

De un à trois assaillants se seraient ensuite rués à l'intérieur du Parlement où siègent les députés et sénateurs. Une vingtaine de coups de feu ont été échangés à l’intérieur de l’édifice.

Des témoins disent aussi avoir entendu des coups de feu au centre commercial Rideau, toujours dans ce quartier de la Colline parlementaire. Mais la police a démenti dans une conférence de presse ce mercredi midi.

La carte du quartier de la Colline parlementaire à Ottawa. - Infographie IDE

Combien y a-t-il de victimes?

La fusillade a fait deux morts selon un premier bilan. Le soldat en faction devant le monument aux morts est décédé des suites de ses blessures par balles, malgré les massages cardiaques réalisés sur lui par des ambulanciers.

L’assaillant aussi a été tué. Il a été poursuivi par la police jusque dans l’enceinte du Parlement où il a été abattu.

Le ministre du Travail Jason Kenney évoque un garde de sécurité du Parlement parmi les blessés. Il aurait été touché lors de la fusillade déclenchée par l'irruption dans le bâtiment fédéral de un à trois assaillants. L’hôpital d’Ottawa parle lui de trois patients reçus blessés lors de la fusillade.

Qui était l'agresseur?

Il s'agit d'un Canadien de 32 ans, identifié comme Michael Zehaf-Bibeau, qui était dans la mire des services de sécurité. Considéré comme un «voyageur à haut risque» par les services de renseignement, il s'était fait récemment confisquer son passeport, ont expliqué des responsables canadiens au quotidien Globe and Mail. Selon le maire d'Ottawa, il aurait agi seul: «Il y avait un seul tireur et ce tireur était mort», a déclaré Jim Watson.

Son profil rappelle celui de l'homme qui a volontairement tué lundi avec sa voiture un militaire dans la banlieue de Montréal. Ce dernier, Martin Rouleau-Couture, un jeune homme converti à l'islam et proche des thèses du jihad, faisait partie des 90 Canadiens soupçonnés de vouloir fomenter des attentats dans le pays (voir ci-dessous).

Qui était visé dans cette fusillade ?

L’attaque n’a pas été revendiquée à cette heure. Stephen Harper, le Premier ministre canadien, se trouvait dans l'édifice au moment des coups de feu. Le ou les assaillants seraient entrés avec une certaine facilité dans le Parlement. «Nous avons été pris de court», indiquaient les responsables de la police d'Ottawa. Il a été rapidement mis en sécurité. L’identité du suspect est désormais connu de la police mais n’a pas été rendu public. Les autorités canadiennes travailleraient en étroite liaisons avec les Etats-Unis sur ce dossier.

Pourquoi le Canada venait de relever le niveau d'alerte terroriste ?

Les autorités canadiennes avaient relevé mardi d'un cran le niveau d'alerte terroriste, de bas à moyen, pour la première fois depuis 2010, après la mort d'un militaire au Québec. Cette agression a été qualifiée d'acte terroriste par le gouvernement canadien. Cet attentat était le premier lié à l'extrémisme islamiste de l'histoire du Canada.

L'auteur de l'attaque de lundi avait été identifié par les services de renseignement comme faisant partie des 90 Canadiens présents sur le sol national et soupçonnés de vouloir fomenter des attentats. Sur ces 90 individus suivis par les autorités, 80 sont revenus récemment de zones de guerre, et plus spécialement d'Irak et de Syrie, avait indiqué au début du mois le gouvernement canadien.