Japon: Deux ans de prison pour avoir fabriqué deux pistolets avec une imprimante 3D

FAITS DIVERS Le tribunal de Yokohama a jugé ce lundi que la «responsabilité criminelle de l'accusé était sérieuse»...

N.Beu. avec AFP

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L'imprimante 3D saisie chez Yoshitomo Imura, à Kawasaki, au Japon, le 8 mai 2014
L'imprimante 3D saisie chez Yoshitomo Imura, à Kawasaki, au Japon, le 8 mai 2014 — KYODOWC/NEWSCOM/SIPA

A-t-on le droit de fabriquer des armes avec une imprimante 3D? Au Japon, la réponse est non. Lundi, un Japonais de 28 ans a été condamné à deux ans de prison pour avoir fabriqué chez lui deux pistolets avec une imprimante tridimensionnelle.

Lors de son arrestation en mai dernier en banlieue de Tokyo, Yoshitomo Imura, employé d'une université, avait reconnu les faits mais assuré qu'il ignorait que ses agissements étaient hors la loi, ce qu'ont plaidé ses avocats à la barre. Mais le tribunal de Yokohama a, au contraire, jugé lundi que sa «responsabilité criminelle était sérieuse».

Peu de temps avant son arrestation, Imura, qui résidait à Kawasaki (à côté de Tokyo), avait posté sur l'Internet une vidéo montrant les armes créées avec son imprimante 3D, ce qui avait mis la puce à l'oreille de la police. Les imprimantes 3D sont des objets un peu plus imposants que des imprimantes traditionnelles et qui permettent de créer des objets en relief par superposition de fines couches de matières plastiques ou autres fondues, à partir de données créées sur ordinateur. Des modèles grand public sont désormais en vente au Japon à partir de 450 euros environ.