VIDEOS. Vatican: pas d'accord sur les divorcés et les homosexuels lors du synode sur la famille

RELIGION «Sur ces points, on ne peut considérer qu'il y a un consensus du synode. Mais cela ne veut pas dire qu'ils sont complètement rejetés»...

M.B. avec AFP

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Le pape François salue les fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre le 15 octobre 2014 au Vatican
Le pape François salue les fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre le 15 octobre 2014 au Vatican — Filippo Monteforte AFP

Le synode des évêques sur la famille convoqué par le pape François a approuvé samedi un rapport final, «rééquilibré» pour tenir compte des réticences des prélats les plus conservateurs, a annoncé le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi.

Dans ce rapport intitulé «relatio synodi», aucun accord n'a ainsi été dégagé sur les cas des divorcés et des homosexuels.

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Inventaire des problèmes très divers de la famille catholique

Le rapport fait un inventaire des problèmes très divers de la famille catholique sur les cinq continents, dont ceux de l'accueil dans l'Eglise des personnes en union libre, homosexuelles et divorcées, dans le cadre du processus d'ouverture voulu par François, que redoutent les conservateurs.

183 pères synodaux ont participé au vote sur chacun des 62 paragraphes. Pour être approuvés, ils devaient être approuvés aux deux tiers. Trois n'ont pas obtenu cette majorité qualifiée. Ils concernent certains aspects du texte initial sur l'accès aux sacrements des divorcés remariés et l'accueil des homosexuels.

«Sur ces points, on ne peut considérer qu'il y a un consensus du synode. Mais cela ne veut pas dire qu'ils sont complètement rejetés», ont expliqué ensuite plusieurs porte-paroles. Les paragraphes en question n'ont d'ailleurs pas été retirés du texte final. Le faible vote pour ces trois paragraphes signifie que leur formulation n'a pas satisfait certains pères synodaux, conservateurs mais aussi peut-être libéraux pour lesquels ils n'allaient pas assez loin.

«L'affirmation très claire» qu'«on ne doit en aucun cas discriminer les homosexuels»

Le pape François a pris la parole, se déclarant confiant que l'année à venir permettrait de «faire murir, avec un vrai discernement spirituel, les idées proposées et trouver des solutions concrètes à tant de difficultés et innombrables défis».


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Le cardinal Christoph Schönborn archevêque de Vienne, a résumé devant des journalistes le changement intervenu en six jours: «ce texte est nettement plus réservé» que celui de lundi, notamment sur les homosexuels, en tenant compte notamment des oppositions des évêques de «pays de cultures très différentes», principalement en Afrique. «Il ne faut pas oublier que des évêques viennent de situations culturelles très différentes, où d'autres religions, par exemple l'islam, sont prédominantes, et où ce thème est un thème très délicat», a-t-il noté.

«Des déclarations mal vues dans ces pays pourraient être un problème pour les pasteurs et pour l'Eglise. Mais il y a par ailleurs l'affirmation très claire» dans le rapport final qu'«on ne doit en aucun cas discriminer les homosexuels: c'est un message envoyé dans des pays où la peine de mort peut-être infligé aux homosexuels», a insisté le cardinal autrichien.

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