Hong Kong: Le chef de l'exécutif rouvre la porte du dialogue avec les étudiants

CONFLIT Après l'ouverture d'une enquête sur des accusations de brutalité policière à l'encontre d'un manifestant pro-démocratie..

B.D. avec AFP

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Le chef de l'exécutif Leung Chun-Ying (d), lors d'une conférence de presse, le 2 octobre 2014 à Hong Kong
Le chef de l'exécutif Leung Chun-Ying (d), lors d'une conférence de presse, le 2 octobre 2014 à Hong Kong — Anthony Wallace AFP

Le chef de l'exécutif local de Hong Kong a de nouveau ouvert ce jeudi la porte au dialogue avec les étudiants, fer de lance du mouvement prodémocratie, une semaine après l'annulation par le pouvoir de pourparlers visant à mettre fin aux manifestations.

«Au cours des derniers jours, et y compris ce matin via des tiers, nous avons fait savoir aux étudiants que nous aimerions entamer un dialogue sur le suffrage universel le plus rapidement possible, et si possible durant la semaine à venir», a dit Leung Cheun-ying à la presse.

«Nous ne devons pas politiser cet incident»

«C.Y», comme il est surnommé dans l'ancienne colonie britannique, a refusé de commenter les accusations de brutalité dont la police fait l'objet depuis la publication d'une vidéo montrant des officiers en train de passer à tabac un manifestant pro-démocratie. «Nous ne devons pas politiser cet incident», a dit le chef de l'exécutif.

Les autorités ont annoncé l'ouverture d'une enquête «impartiale» après cette bavure supposée, survenue lors de heurts violents opposant les policiers et les manifestants qui venaient d'ériger de nouvelles barricades à Admiralty, quartier proche du siège du pouvoir qu'ils occupent depuis le 28 septembre.

Ces blocages ont fortement perturbé ces dernières semaines l'activité à Hong Kong et la vie quotidienne des plus de sept millions d'habitants de ce territoire semi autonome, qui connaît sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. Les frondeurs demandent la démission de «C.Y».

Elections démocratiques

Bravant la tutelle chinoise, ils exigent également de pouvoir librement élire le prochain chef de l'exécutif hongkongais en 2017, alors que le Parti communiste chinois (PCC), craignant une contagion revendicative sur son territoire, entend garder la haute main sur le processus électoral.

Leung Cheun-ying a réaffirmé à cet égard que Pékin ne reviendrait pas sur sa décision de garder le contrôle des candidatures lors de ce scrutin. «La politique, c'est l'art du possible et nous devons faire la part des choses entre ce qui est possible et ce qui est impossible», a-t-il dit.