Ebola: Les cinq passagers évacués d'un avion à Boston ne sont pas infectés

ÉPIDÉMIE Les services sanitaires ont annoncé que ces cinq passagers n'avaient pas non plus contracté le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Mers) -maladie virale identifiée en 2012 en Arabie saoudite-, ni d'infections à méningocoques...

B.D. avec AFP

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Dr. Anita Barry, head of the Infectious Disease Bureau at the Boston Public Health Commission, right, takes questions from members of the media during a news conference, Monday, Oct. 13, 2014, in Boston. Barry discussed preparations in place in the event a person were to be diagnosed with Ebola in the Boston area. (AP Photo/Steven Senne)/o4/899268107662/1410132303
Dr. Anita Barry, head of the Infectious Disease Bureau at the Boston Public Health Commission, right, takes questions from members of the media during a news conference, Monday, Oct. 13, 2014, in Boston. Barry discussed preparations in place in the event a person were to be diagnosed with Ebola in the Boston area. (AP Photo/Steven Senne)/o4/899268107662/1410132303 — Steven Senne/AP/SIPA

Ils n'ont rien. Les cinq passagers évacués lundi d'un avion à Boston car ils s'étaient plaints de symptômes grippaux ne sont pas infectés par le virus Ebola, ont indiqué des responsables sanitaires de cette ville du Massachusetts.

Le vol en provenance de Dubaï, opéré par la compagnie Emirates, avait été immobilisé et placé en quarantaine pendant deux heures à son arrivée sur le sol américain. Les services sanitaires ont finalement annoncé que ces cinq passagers n'avaient pas contracté Ebola, ni le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Mers) -maladie virale identifiée en 2012 en Arabie saoudite-, ni d'infections à méningocoques.

Dépistage

«Les patients qui sont arrivés (...) à l'aéroport international de Logan ne remplissent pas les critères d'aucune des infections qui font l'objet d'inquiétudes pour la santé publique», a déclaré le département des maladies infectieuses de la Commission de santé publique de Boston, dans un communiqué.

Aucun des cinq passagers n'avait voyagé en Afrique de l'Ouest, où l'épidémie d'Ebola a fait plus de 4.000 morts, avait précisé lundi un porte-parole des autorités aéroportuaires du Massachusetts. De nombreuses ambulances avaient été dépêchées sur place. Et des personnels en tenue de protection blanche avaient été vus montant dans l'avion pour l'inspecter.

Cinq aéroports américains, qui accueillent 94% des passagers en provenance des trois pays les plus touchés par l'épidémie -Liberia, Sierra Leone, Guinée-, doivent effectuer un dépistage de ces voyageurs à leur arrivée aux Etats-Unis. L'aéroport JFK de New York a commencé samedi, les autres devraient commencer jeudi (Newark, Atlanta, Chicago, Washington).

Situation compliquée

Les autorités américaines prennent extrêmement au sérieux le risque d'épidémie, et encore plus depuis l'annonce dimanche qu'une infirmière de 26 ans a été contaminée à Dallas (Texas) dans l'hôpital où est décédé le Libérien Thomas Eric Duncan, le 4 octobre. Une entreprise de traitement des déchets de Louisiane, Chemical Waste Management, a refusé de prendre en charge les déchets médicaux liés à Thomas Eric Duncan, tout en reconnaissant qu'ils n'étaient pas dangereux.

Bien que l'établissement dispose des autorisations pour traiter ce genre de déchets «et bien que nous reconnaissions que ces déchets ne menacent ni l'environnement, ni la santé humaine, nous ne voulons pas compliquer davantage une situation qui l'est déjà». Les autorités estiment que les cendres issues de l'incinération de déchets médicaux et de produits dangereux ne peuvent pas transmettre de maladies infectieuses comme Ebola.

Selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), arrêté au 8 octobre, il y a eu au total 8.399 cas enregistrés dans sept pays, faisant 4.033 morts.