Le secrétaire général des Nations unies en visite à Gaza

DIPLOMATIE Près de cinquante jours après la fin de la guerre, Ban Ki-moon effectue une visite chargée de symboles mais aussi de contenu politique...

B.D. avec AFP

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Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le chef du gouvernement d'union palestinien Rami Hamdallah le 13 octobre 2014 à Ramallah
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le chef du gouvernement d'union palestinien Rami Hamdallah le 13 octobre 2014 à Ramallah — Abbas Momani AFP

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon est entré ce mardi dans la bande de Gaza pour une visite chargée de symboles mais aussi de contenu politique, près de cinquante jours après la fin de la guerre.

Ban Ki-moon a commencé par aller se rendre compte de l'étendue de la dévastation à Shejaiya, l'un des quartiers de Gaza les plus durement éprouvés par la guerre de juillet et août. De nombreux bâtiments de ce quartier situé à quelques kilomètres seulement de la frontière israéliennes ont été écrasés sous les bombardements.

«Ecouter directement les gens de Gaza»

Le secrétaire général de l'ONU, dont la dernière visite dans le territoire remontait à 2012, avait indiqué dimanche qu'il se rendait dans la bande de Gaza meurtrie «pour écouter directement les gens de Gaza». L'ONU, déjà un acteur majeur dans le territoire, l'est encore davantage à l'heure de la reconstruction.

Ban Ki-moon vient aussi signifier son soutien et «partager le chagrin» des personnels de l'ONU, a dit Christopher Gunness, porte-parole de l'UNRWA, l'omniprésente agence onusienne pour l'aide aux réfugiés palestiniens. Cette dernière a perdu 11 de ses 13.000 collaborateurs durant la guerre.

Conférence de presse

Ban Ki-moon a prévu de tenir une conférence de presse à Jabaliya, dans l'une des trois écoles de l'ONU transformées en abri pour les réfugiés et atteintes par les bombardements pendant la guerre. Des dizaines de personnes y avaient été tuées. Ban Ki-moon avait alors dénoncé «un scandale du point de vue moral et un acte criminel», ainsi qu'une «violation flagrante du droit humanitaire international».

Ban Ki-moon devait aussi rencontrer des ministres du gouvernement d'unité palestinien, qui vient de reprendre pied dans la bande de Gaza après sept ans de domination quasiment sans partage de l'organisation radicale islamiste Hamas.