Syrie: Ban Ki-moon redoute un «massacre» à Kobané

MONDE «Avec les attaques toujours en cours de l'EI, des milliers de vies sont en danger», a-t-il notamment déclaré au Caire...

20 Minutes avec AFP

— 

Une épaisse fumée noire s'élève de la ville de Kobané où les forces kurdes résistent farouchement aux jihadistes de l'EI, le 12 octobre 2014 à Mursitpinar, à la frontière syro-turque
Une épaisse fumée noire s'élève de la ville de Kobané où les forces kurdes résistent farouchement aux jihadistes de l'EI, le 12 octobre 2014 à Mursitpinar, à la frontière syro-turque — Aris Messinis AFP

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé dimanche «toutes les parties à se lever pour empêcher un massacre de civils à Kobané», la ville kurde de Syrie que les djihadistes de l'Etat islamique sont en passe de ravir à la frontière turque.

«Je réitère ma profonde inquiétude sur la situation dans et autour de la ville syrienne de Kobané. Avec les attaques toujours en cours de l'EI, des milliers de vies sont en danger», a-t-il ajouté au Caire en marge d'une conférence internationale des pays donateurs pour la reconstruction de Gaza.

Les civils seront «très probablement massacrés»

L'émissaire spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan De Mistura, avait déjà déclaré vendredi que les civils seront «très probablement massacrés» si Kobané tombait aux mains des djihadistes ayant lancé l'assaut sur Kobané le 16 septembre. En cas de victoire sur cette cité syrienne clé, les djihadistes de l'EI contrôleraient en outre près de 400 km des 900 km de frontière entre la Turquie et la Syrie, a expliqué Staffan De Mistura.

Jusqu'à 700 civils se trouvent encore dans le centre-ville, et de 10.000 à 13.000 sont rassemblés tout près de la frontière, a-t-il estimé, appelant Ankara, qui interdit aux Kurdes syriens réfugiés en Turquie de repasser la frontière, à «autoriser le flot de volontaires à entrer dans la ville pour soutenir son action d'autodéfense».

Les forces kurdes, moins nombreuses et moins bien équipées, résistent farouchement depuis près d'un mois aux djihadistes contrôlant désormais 40% de Kobané.