La nomination de Pierre Moscovici à la Commission européenne approuvée par le Parlement

EUROPE L'ancien ministre français des Finances devient le commissaires aux Affaires économiques...

20 Minutes avec AFP

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Le candidat français Pierre Moscovici au poste de poste de commissaire européen aux Affaires économiques, le 2 octobre 2014 à Bruxelles
Le candidat français Pierre Moscovici au poste de poste de commissaire européen aux Affaires économiques, le 2 octobre 2014 à Bruxelles — AFP

C'est fait. Le Français Pierre Moscovici a reçu l'approbation du Parlement européen ce mercredi soir pour prendre le portefeuilles des Affaires économiques dans la commission Juncker, ont annoncé des députés européens.

Les trois commissions du Parlement appelées à se prononcer (affaires économiques, marché intérieur et commerce) ont approuvé la désignation de Moscovici comme commissaire par 44 voix contre 12, avec trois abstentions. Il a été jugé apte à assurer le portefeuille aux Affaires économiques par 32 députés.

L'intéressé a réagi sur Twitter, se disant «heureux et fier».

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Quinze ont voté contre, et 12 se sont abstenus, attestant des doutes au sein de la droite européenne sur la capacité de l'ex-ministre français des Finances à juger avec impartialité de l'état des finances françaises.

Le feu vert des députés était quasiment acquis après celui obtenu plus tôt dans la soirée par le conservateur espagnol Miguel Arias Canete pour le portefeuille Climat et Energie. Le groupe PPE (conservateur) avait en effet mis le sort de Pierre Moscovici en balance avec celui de Miguel Arias Canete, au centre d'une vive controverse pour de possibles conflits d'intérêt en raison de ses liens avec l'industrie pétrolière.

«Comment être certains que vous serez le braconnier devenu garde-chasse?»

Le Parlement européen avait imposé à Moscovici une série de questions écrites après son audition de trois heures jeudi pour dissiper toute controverse. «Comment être certains que vous serez le braconnier devenu garde-chasse?», lui avait notamment lancé la députée néerlandaise Sophie In't Veld (libérale).

Son audition avait coïncidé avec la présentation du projet de budget français pour 2015 qui prévoit un déficit public à 4,3% du PIB en 2015, alors que Paris s'était engagé à le ramener à 3%. Le Parlement se prononcera sur l'ensemble de la Commission lors d'un vote en plénière le 22 octobre.