Syrie: A Kobané, les djihadistes visés par des frappes de la coalition

TERRORISME Les combats se poursuivent au sol entre les forces kurdes et les djihadistes de Daesh...

20 Minutes avec AFP
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Un drapeau noir du groupe Etat Islamique flotte sur le toit d'un immeuble de la ville de Kobané, le 6 octobre 2014 en Syrie
Un drapeau noir du groupe Etat Islamique flotte sur le toit d'un immeuble de la ville de Kobané, le 6 octobre 2014 en Syrie — Aris Messinis AFP

Des avions de la coalition dirigée par les Etats-Unis ont bombardé ce mardi plusieurs positions tenues par les djihadistes de l'organisation de l'Etat islamique (EI) dans la ville syrienne de Kobané, a rapporté une journaliste de l'AFP de la frontière turque.

Les deux premières frappes ont visé l'EI dans le sud-ouest de la ville. Au moins deux autres attaques ont visé ses positions plus tard dans la matinée.

Les combats se poursuivaient mardi matin dans plusieurs quartiers de Kobané (Aïn al-Arab en arabe) entre les combattants kurdes et les forces djihadistes, qui sont entrées lundi dans l'est de la ville après plusieurs jours d'intenses bombardements.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la coalition a déjà procédé à des frappes aériennes dans la nuit de lundi à mardi pour tenter de freiner la progression des forces djihadistes.

Des frappes aériennes «utiles mais insuffisantes»

Mardi matin, un drapeau kurde était toujours hissé sur le toit d'un bâtiment du centre-ville, a rapporté une journaliste de l'AFP.

«Il y a eu beaucoup de combats la nuit dernière entre le YPG (les Unités de protection du peuple, la principale milice kurde syrienne) et l'EI», a indiqué par téléphone un responsable local de Kobané resté sur place, Idris Nahsen.

Les djihadistes «ont pris position dans la partie est de la ville, ils essaient de prendre le contrôle de la ville», a poursuivi Nahsen, qui a jugé les frappes aériennes de la coalition «utiles mais insuffisantes». «Nous avons besoin d'aide de la communauté internationale. Soit nous les éliminons (l'EI), soit ils nous éliminent», a-t-il ajouté.

Un responsable local de Suruc, la ville turque la plus proche de Kobané, a indiqué que quelque 700 personnes avaient franchi la frontière pour se réfugier en Turquie depuis lundi soir, aussi bien des civils que des combattants des YPG.