VIDEO. Pour Manuel Valls, le Royaume-Uni «perdrait beaucoup à vouloir tourner le dos à l'Europe»

MONDE Le Premier ministre est en visite officielle au Royaume-Uni…

20 Minutes avec AFP

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David Cameron et Manuel Valls, le 6 octobre 2014 à Londres (Angleterre).
David Cameron et Manuel Valls, le 6 octobre 2014 à Londres (Angleterre). — VILLEMAIN CYRIL/SIPA

Le Premier ministre français, Manuel Valls, a prévenu ce lundi que le Royaume-Uni et tout particulièrement la City de Londres «perdrait beaucoup à vouloir tourner le dos à l'Europe», dans un discours devant un parterre de représentants du monde des affaires.

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a promis un référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'Union européenne en 2017, sous la pression des eurosceptiques de son camp conservateur (droite) et du parti europhobe Ukip.

«Besoin de réformes»

«Je connais les échéances des prochaines années qui pourraient vous amener à vous exprimer sur votre destin et sur votre avenir. Et je vous le dis sereinement et sincèrement: la France souhaite que le Royaume-Uni reste dans l'Union européenne», a lancé Manuel Valls dans le décor majestueux de la bibliothèque Guildhall.

«Le Royaume-Uni et tout particulièrement la City, perdrait beaucoup à vouloir tourner le dos à l'Europe», a dit le Premier ministre. «Je l'ai dit ce matin à votre Premier ministre David Cameron; je le dirai cet après-midi à Ed Miliband», le chef du Parti travailliste d'opposition (centre gauche), dont la formation est au coude-à-coude dans les sondages avec les conservateurs avant les élections générales de mai prochain.

«Continent de référence»

Manuel Valls a reconnu que l'Europe avait «besoin de réformes» et qu'il fallait notamment «la simplifier», «rendre son action plus lisible, pour la rapprocher des peuples, pour combler ce vide démocratique dont on parle depuis des décennies sans jamais réellement prendre les mesures adaptées».

Mais il a appelé les Britanniques à ne pas quitter le navire européen, afin de contribuer à maintenir l'Europe comme «un continent de référence», «un continent capable de peser d'un point de vue économique, industriel, technologique, scientifique, mais aussi diplomatique et militaire».