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DISTINCTIONSnowden et le pape parmi les noms avancés pour le Nobel 2014

Snowden et le pape parmi les noms avancés pour le Nobel 2014

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La Pakistanaise Malala Yousafzai fait aussi partie des favorits...
L'ancien analyste de la NSA, Edward Snowden en novembre 2013.
L'ancien analyste de la NSA, Edward Snowden en novembre 2013.  - Uncredited/AP/SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

La saison des prix Nobel commence lundi avec les noms de l'Américain Edward Snowden, du pape François et de la Pakistanaise Malala Yousafzai avancés pour le prix de la paix.

Pour la paix, prix qui sera remis le 10 octobre, des candidatures en nombre record, 278, ont été reçues. Si la liste complète est secrète, certains noms sont révélés par ceux qui les proposés, comme celui de Edward Snowden, ancien consultant de l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) qui a révélé l'ampleur de la surveillance électronique menée par les États-Unis.

Kristian Berg Harpviken, directeur de l'Institut de recherche sur la paix d'Oslo, est l'un des rares experts à se mouiller, en publiant une liste de favoris, même s'il n'a jamais deviné le vainqueur. Cette année il met le pape en première place, devant Edward Snowden, dont il reconnaît qu'il serait un lauréat controversé puisque «beaucoup le voient toujours comme un traître et quelqu'un qui a enfreint la loi». Si les cinq membres du Comité Nobel se mettaient d'accord sur le nom de ce dissident qui a trouvé refuge en Russie, ils en «souligneraient l'indépendance», estime Nobeliana.com, site internet d'historiens norvégiens.

Beaucoup de drames

D'autres n'y croient pas une seconde. «Ce serait vraiment courageux», selon Robert Haardh, le président de Civil Right Defenders, une ONG suédoise. «Mais si on se réfère au passé, je ne l'imagine pas. C'est trop polémique, et les Scandinaves sont trop attachés aux États-Unis.»

François, qui est en tête des cotes du bookmaker Paddy Power, est aussi un candidat qui divise. Certes, d'après Kristian Berg Harpviken, «la profondément injuste distribution mondiale des richesses fait du tort à la paix» et le pape «a tourné l'attention vers le sort des pauvres et le besoin d'une nouvelle logique de développement et de redistribution économiques».

D'autres favoris l'étaient déjà l'an dernier, comme Malala Yousafzai, militante du droit à l'éducation de 17 ans, ou le médecin Denis Mukwege, qui soigne les femmes violées dans l'est de la RDC.

Quatre Africains

Prédire le vainqueur en littérature est aussi un exercice périlleux. Le célèbre romancier japonais Haruki Murakami, est encore favori pour les parieurs, mais pas chez les critiques.« Il manque à ses oeuvres ce supplément de profondeur », tranche Elise Karlsson, critique littéraire du quotidien Svenska Dagbladet.

Etant donné le maigre total de quatre lauréats africains depuis 1901, les noms du Kényan Ngugi wa Thiong'o ou de l'Algérienne Assia Djebar suscitent l'intérêt. Le lauréat doit être annoncé jeudi, sauf si l'Académie ne parvient pas à se mettre d'accord, auquel cas elle repousserait l'annonce d'une semaine. Le bal s'ouvre lundi avec la médecine, puis viennent la physique mardi, la chimie mercredi, et l'économie le 13 octobre.

Une récompense de 8 millions de couronnes suédoises (environ 880.000 euros) est attachée à chaque prix. Quand plusieurs lauréats sont récompensés, comme généralement en sciences, ils doivent se partager la somme.

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