Hong Kong: Les leaders étudiants acceptent de discuter avec le gouvernement

HONG KONG Les leaders des étudiants contestataires continuent d'appeler à la démission du chef de l'exécutif local...

20 Minutes avec AFP
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Les étudiantes protestent à Hong Kong dans la nuit du 3 octobre 2014.
Les étudiantes protestent à Hong Kong dans la nuit du 3 octobre 2014. — Wong Maye-E/AP/SIPA

Les leaders des étudiants contestataires, représentant la majorité des manifestants à Hong Kong, ont annoncé vendredi qu'ils acceptaient de discuter avec le gouvernement de leurs revendications. Ils continuent d'appeler à la démission du chef de l'exécutif local.

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«La Fédération des étudiants de Hong Kong va avoir une rencontre publique avec la secrétaire en chef de l'Administration, Mme Carrie Lam», le numéro deux du gouvernement dans cette ex-colonie britannique, a déclaré ce groupe dans un communiqué, après l'offre de dialogue faite jeudi par le chef de l'exécutif hongkongais Leung Chun-ying.

«Leung a d'ores et déjà perdu son intégrité»

Les dirigeants étudiants ont une nouvelle fois dit souhaiter le départ de ce dernier.

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«Leung a d'ores et déjà perdu son intégrité et trahi la confiance que le peuple avait en lui. Il a non seulement refusé au peuple une vraie réforme politique, mais a ordonné une violente mesure de répression à l'encontre des contestataires pacifiques, en utilisant du gaz lacrymogène. Sa démission n'est qu'une question de temps», selon ce communiqué.

«Le peuple de Hong Kong continuera (son) mouvement d'occupation jusqu'à ce qu'un véritable suffrage universel voie le jour», assure encore la Fédération des étudiants.

Leung Chun-ying avait été pressé de quitter ses fonctions

Leung Chun-ying, perçu par les contestataires comme l'homme de main de Pékin à Hong Kong, avait été pressé de quitter ses fonctions avant la fin de la journée de jeudi. Les leaders étudiants du mouvement pro-démocratie menaçaient dans le cas contraire d'intensifier leurs actions et d'envahir les bâtiments gouvernementaux.

«Je ne démissionnerai pas parce je dois continuer à travailler sur (la réforme) électorale» au centre de la confrontation, a toutefois déclaré jeudi le chef de l'exécutif au cours d'une conférence de presse convoquée dans sa résidence officielle.