Syrie: Trois nouvelles raffineries de Daesh détruites par des frappes de la coalition

TERRORISME Objectif: détruire l'économie de l'EI, le nerf de la guerre...

B.D. avec AFP

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 Un F15 américain survole le nord de l'Irak le 23 septembre 2014.
Un F15 américain survole le nord de l'Irak le 23 septembre 2014. — Senior Airman Matthew Bruch Commandement central de l'US Air Force

Des frappes de la coalition dirigée par Washington ont détruit ce dimanche trois raffineries de pétrole sous le contrôle de l'organisation Etat islamqiue (EI) dans le nord de la Syrie à la frontière avec la Turquie, rapporte une ONG. La coalition avait déjà détruit au moins 12 raffineries contrôlées par ce groupe extrémiste entre jeudi et vendredi dans la province pétrolière de Deir Ezzor (est), dominée en très grande partie par Daesh.

«Au moins trois raffineries artisanales sous le contrôle de l'EI ont été détruites dans la région de Tall Abyad dans la nuit de samedi à dimanche», rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). «Une quatrième a été touchée», a précisé l'ONG sans être en mesure de préciser les dommages.

«Détruire l'économie de l'EI»

Tall Abyad est située à la frontière avec la Turquie et au nord de la ville de Raqa, principal bastion du groupe jihadiste visé depuis le 23 septembre par des frappes des Etats-Unis et de ses alliés arabes. «L'EI raffinait du pétrole de manière artisanale et le vendait à des commerçants turcs», a indiqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. «La coalition veut ainsi détruire l'économie de l'EI, le nerf de la guerre», précise-t-il.

Des experts estiment que l'EI contrôle sept champs pétroliers et deux raffineries dans le nord de l'Irak et six des dix champs en Syrie, notamment dans la région de Deir Ezzor. Depuis le début des frappes, le pompage dans les champs sous le contrôle du groupe a pratiquement cessé.

L'EI produisait plus de pétrole que le gouvernement syrien. Le ministère syrien du Pétrole estime que les jihadistes pouvaient extraire 80.000 b/j tandis que la production gouvernementale s'est effondrée à 17.000 b/j. Apparu en 2013 en plein conflit syrien, ce groupe bien organisé et financé a mené depuis une ascension fulgurante dans ce pays et en Irak voisin, semant la terreur dans les territoires qu'il contrôle.