Référendum écossais: Devant le Parlement, dans les pubs, l'attente du résultat a commencé

ECOSSE Signe de la passion suscitée par cette consultation, la participation avoisinerait les 90% dans certaines zones...

M.C. avec AFP
Des Ecossais se rendent dans un bureau de vote pour participer au référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, le 18 septembre 2014 à Edimbourg
Des Ecossais se rendent dans un bureau de vote pour participer au référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, le 18 septembre 2014 à Edimbourg — Lesley Martin AFP

Ambiance électrique et bière à volonté: au Kilderkin, pub du vieil Edimbourg, les Ecossais se préparent à veiller jusqu'au petit matin pour connaître le résultat d'un référendum sur l'indépendance qui pourrait changer leur vie.

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Avant même la fermeture des bureaux de vote, à 22h (23h, heure française), les clients, mêlant très jeunes gens et adultes aux tempes grisonnantes, débordent sur le trottoir. La plupart des fêtards sont pour l'indépendance. «Nous sommes plus passionnés. Nous sommes plus enthousiastes» que le camp du non, s'exclame Cailib Wall, 17 ans, qui compte rejoindre ses amis au pub.

Pour le moment, les joues peintes en bleu et blanc, les couleurs du drapeau écossais, il campe devant le Parlement régional d'Holyrood, avec 200 autres personnes. «We're voting yes», chante la foule qui continue d'affluer.

90% de participation dans certaines zones

Les drapeaux écossais bleu à croix blanche se mêlent aux bannières catalanes et galloises tandis qu'un homme joue de la cornemuse. Esin, une employée de bureau de 35 ans, restera devant Holyrood une petite heure, avant de rentrer chez elle. Elle a emmené son fils de 8 ans, et des bougies. «Je pense honnêtement que l'indépendance est la meilleure des choses pour mon pays, pour mon enfant». En cas de défaite, «je serai complètement anéantie», avoue-t-elle. Mais elle en est persuadée: «Ce vote aura changé la façon dont les gens voient la politique, dont ils votent».

«Nous serions le seul pays qui aurait dit non à l'indépendance? Ce serait vraiment embarrassant», estime Dylan McDonald, 17 ans, heureux que le vote ait été ouvert aux jeunes dès 16 ans. «Cela nous encourage à voter plus à l'avenir». Au Kilderkin, où la bande-son joue notamment «The final countdown» du groupe Europe, un petit groupe de pro-non s'est glissé.

«Nous sommes nerveux à propos des résultats. Les sondages sont serrés», dit Stuart Hepburn, 24 ans, qui travaille pour un fabricant de bière, alors qu'une ultime enquête d'opinion YouGov auprès de 1.828 personnes ayant voté donnait le non vainqueur à 54%. Signe de la passion suscitée par cette consultation, la participation avoisinerait les 90% dans certaines zones.