Référendum en Ecosse: Les partisans du «oui» remportent la campagne sur les réseaux sociaux

INTERNET Les statistiques publiées en début de semaine sur Twitter et Facebook donnent un avantage aux indépendantistes…

Claire Planchard
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Préparation d'un bureau de vote à Edimbourg le 17 septembre 2014.
Préparation d'un bureau de vote à Edimbourg le 17 septembre 2014. — REX/REX/SIPA

Alors que les résidents écossais n’ont plus que quelques heures pour glisser leur bulletin dans l'urne, les partisans du «oui» et du «non» à l’indépendance continuent à faire campagne sur les réseaux sociaux. Ce jeudi, jour de vote en Ecosse, plusieurs personnalités, comme le tennisman écossais Andy Murray et le Président des Etats-Unis Barack Obama y sont allés de leur tweet partisan. Mais ils sont loin d’être les seuls.

The UK is an extraordinary partner for America and a force for good in an unstable world. I hope it remains strong, robust and united. -bo
— The White House (@WhiteHouse) 17 Septembre 2014

 

Plus de 10 millions d'interactions sur Facebook

Depuis un mois, le mot-clé #Indyref (pour référendum sur l’indépendance) et leurs déclinaisons unionistes (#bettertogether, #nothanks) ou indépendantiste (#yesscotland #voteyes), sont même devenus des tendances lourdes du web. Sur Twitter, 501.950 tweets et retweets ont été publiés entre le 1er et le 15 septembre sur ce sujet, selon une étude publiée mercredi par The Sun en partenariat avec Vigiglob. 

D’après les dernières statistiques publiées par Facebook mardi, plus de 10 millions d’interactions (posts, commentaires, et mentions j’aime) liées aux référendums ont été recensées depuis le 1er août au Royaume Uni, dont plus de 8,5 millions en Ecosse.

«En seulement un mois nous avons vu le débat sur le référendum prendre vie sur Facebook», a commenté Elizabeth Linder, la spécialiste politique et gouvernement de Facebook pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique citée par The Telegraph. Un succès tel que le site a décidé de mettre en service à partir de mardi son bouton «Je suis un votant»: déjà utilisé lors des trois dernières élections américaines, les élections parlementaires européennes et les élections indiennes, il permet aux internautes d’indiquer à leurs amis qu’ils participent au vote pour les inciter à leur tour à y prendre part.

Avantage pour les partisans du «oui»

Côté résultat, si aucune tendance claire ne se dégage des sondages, les statistiques des réseaux sociaux, elles, donnent un net avantage au camp du «oui». Selon l’étude de Vigiglob, les intentions de vote exprimées sur Twitter (ie «je vote pour… ») seraient même à 69% en faveur du «oui» et 31% en faveur du «non». Sur Facebook, l’écart est plus réduit avec 2.05 millions d’interactions en Ecosse pour la campagne en faveur de l’indépendance contre 1.96 million d'interactions pour la campagne en faveur du «non».

Des chiffres qui doivent toutefois être maniés avec beaucoup de précaution. Et cela pour plusieurs raisons: d'abord parce que les relevés d'occurrences sur Facebook ne détectent pas si le terme est accompagné d'un jugement positif ou négatif. Et ensuite parce que les participants au débat sur les réseaux sociaux sont bien loin d'être représentatifs de l'ensemble des votants. Un chiffre pour s'en convaincre: ils sont 70% d'hommes sur Twitter et 55% sur Facebook.