L'Italie admet avoir payé des rançons pour libérer des otages

TERRORISME La Botte l'admet de manière implicite...

20 Minutes avec AFP

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Des hommes armés ont enlevé six étrangers à bord d'un pétrolier dans l'Etat de Bayelsa, dans le sud du Nigeria, et réclamé une rançon d'environ un million d'euros, a déclaré mercredi la police.
Des hommes armés ont enlevé six étrangers à bord d'un pétrolier dans l'Etat de Bayelsa, dans le sud du Nigeria, et réclamé une rançon d'environ un million d'euros, a déclaré mercredi la police. — Pius Utomi Ekpei AFP

L'Italie a parfois payé des rançons pour obtenir la libération de certains otages, a reconnu implicitement mardi le vice-ministre italien des Affaires étrangères, Lapo Pistelli. La péninsule est souvent accusée par la presse anglo-saxonne de payer systématiquement les rançons pour obtenir la libération de ses otages, même si le gouvernement a jusqu'à présent toujours officiellement démenti de telles pratiques.

«C'est une approche un peu rigide car il y a otage et otage et je dois dire que, dans la majorité des cas où nous avons réussi à intervenir de manière positive, il n'y a eu aucun versement d'argent», a déclaré Pistelli à la radio 24. «Nous n'avons jamais effectué de blitz militaire, mais cela ne veut pas dire que nous avons toujours mis la main au porte-feuille», a-t-il ajouté.

Six Italiens actuellement retenus comme otages

Il a évoqué le cas de Meriam Ibrahim, la Soudanaise chrétienne condamnée à mort pour avoir refusé de se convertir à l'islam puis acquittée après une mobilisation internationale, en faveur de laquelle l'Italie s'était engagée «et pour laquelle pas un centime n'a été déboursé». En ce qui concerne les six Italiens actuellement retenus comme otages, dont trois en Syrie, deux en Libye et un au Pakistan, Pistelli a expliqué que chaque cas était différent.

«On est sans nouvelle d'un otage depuis si longtemps qu'on en vient à douter qu'il soit toujours en vie. Pour d'autres, les contacts sont réguliers mais la nature des groupes qui détiennent les otages, ou sont supposés les détenir, est également différente», a-t-il ajouté. Deux Italiennes travaillant dans l'humanitaire ont été enlevées en août en Syrie. Un autre citoyen italien, le père jésuite Paolo Dall'Oglio, est également porté disparu dans le nord de la Syrie depuis juillet 2013.

Deux Italiens ont par ailleurs été enlevés en Libye, le premier en mars, l'autre en juillet, tandis qu'un troisième Italien est porté disparu au Pakistan depuis janvier 2012. Plusieurs otages italiens, travailleurs humanitaires ou journalistes, ont en revanche été libérés ces dernières années après avoir été enlevés en Irak ou en Afghanistan, notamment.