«Un bouc émissaire»

P. K.

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L'ancien directeur de cabinet du vice-président américain Dick Cheney, Lewis Libby, a été reconnu coupable mardi d'avoir menti à la justice dans le cadre d'un scandale politico-médiatique autour de la justification de la guerre en Irak.
L'ancien directeur de cabinet du vice-président américain Dick Cheney, Lewis Libby, a été reconnu coupable mardi d'avoir menti à la justice dans le cadre d'un scandale politico-médiatique autour de la justification de la guerre en Irak. — Mark Wilson AFP/Getty Images/Archives

Lewis Libby, ancien directeur de cabinet du vice-président Dick Cheney a été reconnu coupable mardi d’avoir menti à un grand jury et au FBI pour couvrir les véritables auteurs d’un crime fédéral. Pour le «New York Times», c’est un procès frustrant qui n’a pas clairement désigné un coupable dans l’affaire Plame, mais le coup politique est rude pour Dick Cheney.

«Je ne dis pas qu’il n’est pas coupable, explique un juré dans le “Washington Post”, mais on a eu l’impression qu’il était… le bouc émissaire.» Lewis «Scooter» Libby a payé pour les autres, notamment son patron, et Karl Rove, l’éminence grise de George Bush.

«Cheney, peut-être le plus fervent partisan de la guerre en Irak au sein de l’administration Bush est sortit largement indemne de l’enquête et du procès de Lewis Libby qui a présenté le puissant vice-président comme celui qui était le plus intéressé à discréditer les attaques contre les renseignements du gouvernement avant la guerre», explique le «Chicago Tribune».

«Déjà-vu»

Pour mémoire, quand l’administration Bush avait affirmé que Saddam Hussein possédait des armes de destructions massives, de nombreuses critiques s’étaient élevées. Notamment celles du diplomate Joseph Wilson. Mesure de rétorsion ou de déstabilisation, des membres de l’administration Bush ont indiqué à des journalistes que la femme du diplomate, Valerie Plame, était employée par la CIA. Une divulgation qui est un crime fédéral. Pour le «Los Angeles Times», cela a un air de «Déjà-vu» (en français dans le texte). Le principal quotidien de la côte Ouest souligne que les aventures militaires américaines ont souvent conduit à ce genre d’arrangements avec la loi.

Mais l’affaire n’est pas l’affaire n’est pas terminé, rappelle le New York Times: Valerie Plame poursuit Dick Cheney devant les tribunaux civils.