L’Etat islamique revendique la décapitation de David Haines, un humanitaire britannique

TERRORISME David Haines, 44 ans, travaillait en Syrie pour l’ONG française Acted en tant que responsable logistique…

Vincent Vantighem

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Le travailleur humanitaire britannique David Haines.
Le travailleur humanitaire britannique David Haines. — REX/REX/SIPA

La mise en scène est désormais tristement connue. L’Etat islamique (EI) a revendiqué, dans la nuit de samedi à dimanche, la décapitation de l’humanitaire britannique David Haines, 44 ans. Dans cet enregistrement vidéo de 2 minutes et 27 secondes diffusé sur Internet, on voit l’otage britannique vêtu d’une tunique orange, à genoux, à côté de son bourreau.

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S’adressant au premier ministre Britannique David Cameron, ce dernier reproche au Royaume-Uni d’avoir rejoint les Etats-Unis dans leur combat contre l’Etat islamique. «Vous êtes volontairement entrés dans une coalition avec les Etats-Unis contre l’Etat islamique, comme votre prédécesseur Tony Blair l’a fait avant vous, suivant une tendance parmi nos Premiers ministres britanniques qui ne peuvent pas trouver le courage de dire non aux Américains», assure-t-il.

Nouvelle menace à la fin de la vidéo

Il s’agit de la troisième exécution de ce type en un mois, après celles des journalistes américains, également otages en Syrie, James Foley et Steven Sotloff. Comme sur les précédentes vidéos, le terroriste conclut son terrible message en menaçant d’exécuter un autre otage britannique, qui apparaît à la fin de la vidéo.

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Cette exécution intervient à la veille d’une conférence internationale sur l’Irak qui doit se tenir à Paris et à laquelle participera le secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui a obtenu le soutien de dix états arabes. Londres et Washington en tête ont réaffirmé leur détermination à lutter contre les djihadistes alors que François Hollande était justement en visite en Irak et au Kurdistan vendredi.

La communauté internationale condamne

Les réactions internationales condamnant cette nouvelle exécution n’ont pas tardé. Au premier rang desquelles, celle de David Cameron. «Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour traquer ces meurtriers et faire en sorte qu’ils répondent de leurs actes, quel que soit le temps que cela prenne», a-t-il dit tout en dénonçant un «meurtre ignoble et révoltant».


Le président américain Barack Obama a aussitôt exprimé sa solidarité avec son allié britannique, promettant lui aussi de traquer les terroristes. De son côté, l’Elysée a estimé que cet «odieux assassinat montre une nouvelle fois combien la communauté internationale doit se mobiliser contre l’EI, organisation de la lâcheté et de l’abjection».