Irak: La France prête à aider «encore davantage militairement»

CONFLIT François Hollande l’affirme ce lundi lors de sa venue à Bagdad…

20 Minutes avec AFP

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Lors de sa visite en Irak, François Hollande a rencontré le porte-parole du parlement irakien, Salim al-Juburi.
Lors de sa visite en Irak, François Hollande a rencontré le porte-parole du parlement irakien, Salim al-Juburi. — ALAIN JOCARD / POOL / AFP

Le président français François Hollande a affirmé vendredi à Bagdad que la France était prête à aider «encore davantage militairement» l'Irak face aux djihadistes de l'Etat islamique (EI).

«Je suis venu ici à Bagdad pour dire la disponibilité de la France pour aider encore davantage militairement l'Irak», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre Haïdar al-Abadi. «J'ai entendu la demande du Premier ministre irakien. Nous travaillons avec nos alliés sur un certain nombre d'hypothèses», a expliqué François Hollande.

François Hollande reste vague sur les moyens militaires à engager

Le président français, qui a éludé une question sur la possibilité de frappes des forces aériennes françaises, est resté vague sur les moyens militaires que pourrait engager la France alors que Haïdar al-Abadi a de con côté insisté sur l'importance du soutien aérien de la part des alliés.

Concernant un éventuel déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle, François Hollande s'est contenté d'expliquer: «Nous prendrons les décisions le moment venu. Il n'y a pour le moment aucun détail qui peut être donné, notamment concernant le porte-avions».

François Hollande semble ne pas vouloir rentrer dans les détails avant que la conférence internationale «sur la paix et la sécurité» prévue lundi à Paris ne définisse au préalable une position politique.

«Une menace globale qui appelle une réponse globale»

Cette conférence intervient «dans un moment très particulier qui est une bataille engagée contre ce mouvement terroriste qui peut se diffuser bien au-delà de l'Irak et de la Syrie», a dit le président français.

«C'est pourquoi cette menace globale appelle une réponse globale, a souligné M. Hollande. Ce terrorisme nous menace puisque les combattants viennent de tous les pays et qu'ils peuvent revenir (chez eux) et commettre d'autres actes».

Interrogé sur la présence de l'Iran lundi à la conférence de Paris, il a répondu qu'il souhaitait «une participation la plus large possible». «Rien n'est établi sur la liste exacte des participants et les ministres des Affaires étrangères français et irakien sont au travail pour qu'il y ait cette large participation».

Déjà plus de 60 tonnes de matériel humanitaire

Avant de s'envoler pour Erbil (nord de l'Irak), François Hollande a précisé que la France avait «déjà livré plus de 60 tonnes de matériel» dans le cadre de son opération humanitaire en Irak. Il a évoqué une prochaine «livraison de matériel militaire pour les Irakiens dans leur combat contre le terrorisme».