Ebola menace l'existence même du Liberia

EPIDEMIE La maladie «se propage comme un feu de forêt, dévorant tout sur son passage», a lancé le ministre de la Défense du Liberia Brownie Samukai...

20 Minutes avec AFP

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Des membres de "Médecins sans frontières" le 21 août 2014 à l'hôpital de Monrovia au Liberia
Des membres de "Médecins sans frontières" le 21 août 2014 à l'hôpital de Monrovia au Liberia — Zoom Dosso AFP

L'épidémie d'Ebola menace l'existence même du Liberia, a mis en garde mardi devant le Conseil de sécurité de l'ONU le ministre de la Défense de ce pays d'Afrique de l'Ouest, le plus touché par la maladie.

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«L'existence du Liberia est gravement menacée», a déclaré Brownie Samukai. La maladie «se propage comme un feu de forêt, dévorant tout sur son passage».

Le pays «n'a pas assez d'infrastructures, de capacités logistiques, d'expertise professionnelle et de ressources financières pour faire face à l'épidémie de manière efficace», a-t-il constaté.

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Une réunion internationale sur Ebola fin septembre

L'épidémie, la plus grave depuis l'identification de cette fièvre hémorragique en 1976, a fait 2.296 morts sur 4.293 cas, dont 1.224 décès au Liberia, a affirmé l'OMS dans un bilan arrêté au 6 septembre. Près de la moitié des cas mortels ont été signalés ces trois dernières semaines.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a prévu de convoquer une réunion internationale sur Ebola fin septembre à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, afin de susciter des contributions pour lutter contre l'épidémie de la part des gouvernements, des ONG et du secteur privé, a indiqué son porte-parole Stéphane Dujarric.

La nécessité d'accroître les efforts internationaux

Ban Ki-moon Ban en a parlé au téléphone lundi avec le président américain Barack Obama, qui pourrait y participer, soulignant «la nécessité d'accroître d'urgence les efforts internationaux».

L'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power, qui préside le Conseil de sécurité en septembre, a estimé que «personne ne peut dire aujourd'hui que la réponse internationale à la flambée d'Ebola est suffisante».

Elle a appelé à une coopération entre l'ONU, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et les gouvernements afin «d'examiner comment redoubler d'efforts» pour contrôler l'épidémie. Il faut aussi, a-t-elle ajouté, «discuter du rôle que le Conseil de sécurité devrait jouer» dans ce domaine qui est pour les Etats-Unis «une priorité en terme de sécurité nationale».