Un premier rapport sur le crash du vol MH17 attendu ce mardi

CATASTROPHE Ces conclusions seront notamment basées sur les éléments tirés des boîtes noires de l'appareil...

B. de V. avec AFP

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Site du crash du vol MH17 en Ukraine, le 26 juillet 2014.
Site du crash du vol MH17 en Ukraine, le 26 juillet 2014. — PIERRE CROM/HOLLANDSE HOO/SIPA

Un mois et demi après le crash du vol MH17, un premier rapport très attendu sur les causes de la catastrophe qui a coûté la vie à 298 personnes devrait lever mardi une partie du voile sur ce qui s'est passé le 17 juillet dans le ciel ukrainien.

Ce rapport intermédiaire doit exposer les premières conclusions du Bureau d'enquête pour la sécurité (OVV), qui dirige et coordonne des équipes internationales. Ces conclusions seront notamment basées sur les éléments tirés des boîtes noires de l'appareil, de photos, vidéos, ou de données des autorités aériennes.

Une enquête complémentaire sera nécessaire

Car les inspecteurs néerlandais ayant rédigé ce rapport ne se sont pas rendus sur les lieux du crash dans l'est de l'Ukraine, estimant que leur sécurité n'y était pas assurée. Les enquêteurs ukrainiens avaient de leur côté pu se rendre brièvement sur place.

«Il est tout à fait possible de tirer de premières conclusions pertinentes sans avoir été sur les lieux», a affirmé à l'AFP Sara Vernooij, porte-parole du Bureau d'enquête pour la sécurité. «Une enquête complémentaire» sera néanmoins nécessaire avant la publication du rapport final, qui est attendu pour l'été 2015.

«Nous enquêtons sur les causes de l'accident mais pas sur les responsabilités»

Le 17 juillet, un Boeing 777 de la Malaysia Airlines, transportant à son bord 298 personnes, dont 193 Néerlandais, avait quitté peu après 12H00 (10H00 GMT) l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol en direction de Kuala-Lumpur. Quelques heures plus tard, le vol MH17 s'était écrasé près du village de Grabove, dans la région de Donetsk, au coeur d'une zone contrôlée par les séparatistes pro-russes.

Kiev et les Occidentaux ont accusé les séparatistes prorusses d'être responsables de la tragédie, tandis que Moscou et les insurgés accusent Kiev. «Nous enquêtons sur les causes de l'accident mais pas sur les responsabilités», souligne néanmoins Vernooij.

Les boîtes noires ont été analysées en Angleterre, par le Bureau d'enquête britannique sur les accidents aériens, tandis que la direction de l'enquête sur les causes de l'accident a été confiée aux Pays-Bas.