Affaire Snowden: La Suisse comme terre d’accueil possible de l’ex-consultant de la NSA?

ESPIONNAGE La Suisse ne livrerait pas le fugitif, inculpé d'espionnage aux Etats-Unis, si l'objet de la demande d'extradition «revêt principalement un caractère politique d'après la conception suisse»…

20 Minutes avec AFP
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Edward Snowden, l'ancien consultant de la NSA réfugié en Russie, le 28 mai 2014 lors d'une interview exclusive à NBC, première interview aux médias américains depuis que le scandale des écoutes a éclaté début juin 2013
Edward Snowden, l'ancien consultant de la NSA réfugié en Russie, le 28 mai 2014 lors d'une interview exclusive à NBC, première interview aux médias américains depuis que le scandale des écoutes a éclaté début juin 2013 — - NBC NEWS

Edward Snowden, l’ex-consultant de l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA), ne risquerait pas une extradition automatiquement vers les Etats-Unis s’il venait en Suisse, a annoncé dimanche l’agence de presse suisse ats.

Pas d’extradition si les faits reprochés revêtent un caractère politique

Selon un rapport du ministère public de la Confédération helvétique (MPC), cité par l’agence, la Suisse ne livrerait pas le fugitif, inculpé d’espionnage aux Etats-Unis, si l’objet de la demande d’extradition «revêt principalement un caractère politique d’après la conception suisse».

«Il y a certaines spéculations auxquelles nous ne réagissons pas», a déclaré Anatoli Koutcherena, l’avocat d’EdwardSnowden, à la radio russe d’information Rousskaïa sloujba novosteï.

Déterminé à rester en Russie?

Mais l’avocat d’Edward Snowden a qualifié lundi de «conjectures» les publications dans la presse suisse. Le statut d’Edward Snowden est «bien défini pour aujourd’hui, il a un permis de résidence et il réside en Russie», a souligné l’avocat.

Il risque 30 ans de prison aux Etats-Unis

Edward Snowden avait transmis à la presse des dizaines de milliers d’éléments prouvant l’étendue des activités de la NSA, révélations qualifiées «d’actes de trahison» par le président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants américaine.

Recherché pour espionnage et vol de documents qui sont la propriété de l’Etat, l’informaticien risque jusqu’à 30 ans de prison aux Etats-Unis.