Le petit Ashya King est arrivé à Prague

JUSTICE Ce Britannique de 5 ans, atteint d’une tumeur au cerveau, y suivra un nouveau traitement. Le 28 août, ses parents l’avaient fait sortir de l’hôpital de Southampton sans accord médical…

20 Minutes avec AFP

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Photo non datée fournie le 29 août 2014 par la police britannique de Hampshire montrant le petit Ashya King, atteint d'une tumeur au cerveau mais retiré d'un hôpital britannique par ses parents alors qu'il est en danger de mort faute de soins
Photo non datée fournie le 29 août 2014 par la police britannique de Hampshire montrant le petit Ashya King, atteint d'une tumeur au cerveau mais retiré d'un hôpital britannique par ses parents alors qu'il est en danger de mort faute de soins — Hampshire police

Le petit Britannique, Ashya King, atteint d’une tumeur au cerveau, est arrivé lundi à Prague pour y recevoir des soins, à l’issue d’un feuilleton à rebondissements, ses parents l’ayant fait sortir sans autorisation d’un hôpital britannique avant de le transporter à Malaga en Espagne.

«Je peux confirmer qu’Ashya King vient d’arriver à Prague», en provenance d’Espagne, a déclaré la porte-parole du Proton Therapy Center (PTC), Jana Kulhankova. C’est dans cet établissement que le petit garçon devrait recevoir des soins consistant à détruire les cellules cancéreuses en les irradiant avec un faisceau de particules. La protonthérapie, un traitement qui n’est pas disponible en Grande-Bretagne, coûte en République tchèque environ 65.000 euros, sensiblement moins qu’aux Etats-Unis (environ 108.000 euros), selon le PTC.

Les médecins craignent que les parents s’opposent aux transfusions

Plus tôt dans la journée, les médecins tchèques avaient dit craindre que les parents de l’enfant âgé de 5 ans, Témoins de Jéhovah, ne s’opposent à une transfusion sanguine qui pourrait être nécessaire.

«La situation n’est pas habituelle, il y aura peut-être des questions qu’il faudra résoudre», a dit le Dr Miloslav Ludvik, directeur de l’hôpital Prague-Motol. «Les parents sont Témoins de Jéhovah, alors que nous ne pouvons pas exclure l’utilisation de dérivés sanguins lors du traitement», a-t-il souligné.

«Le traitement est conditionné par la signature d’un consentement informé. (Les parents d’Ashya King) seront informés de cette possibilité. S’ils refusent, nous ne pourrons pas hospitaliser l’enfant», a averti le médecin.

La protonthérapie pourrait commencer la semaine prochaine

De son côté, le chef de la clinique pédiatrique d’hématologie et d’oncologie Jan Stary, a indiqué qu’un examen aurait lieu mardi au Proton Therapy Center (PTC) et que la protonthérapie pourrait commencer la semaine prochaine.

«Nous avons une certaine idée de sa maladie, nous allons la comparer avec la réalité. (…) Nous savons que son état de santé après l’opération a été grave et qu’il s’améliore», a ajouté le médecin.

«Si la tumeur n’est pas métastatique, si elle est éliminée et si aucun problème ne surgit au terme des examens, la chance de guérison est d’environ 70 %, après l’irradiation et l’opération qui a été réalisée», a encore dit le Dr Stary.

Selon lui, l’enfant sera hospitalisé dans un premier temps dans une unité de soins intensifs. «La mère sera avec lui pendant toute la journée. La nuit, elle sera dans un autre département ou à l’hôtel».

Considérant que le traitement suivi par leur enfant dans un hôpital de Southampton (sud de l’Angleterre) était trop agressif, ses parents, Brett et Neghemeh King, âgés de 51 et 45 ans, avaient décidé de l’emmener à Prague suivre une protonthérapie.

Fuite en Espagne

Pour financer ce traitement, les parents avaient décidé de vendre une maison qu’ils possèdent en Espagne. Le 28 août, ils avaient fait sortir Ashya de l’hôpital de Southampton sans accord médical avant de prendre le ferry avec leurs sept enfants puis de gagner en voiture le sud de l’Espagne où ils avaient été arrêtés deux jours plus tard.

La chasse à l’homme lancée contre la famille King avait ému le Royaume-Uni. Les parents étaient finalement sortis de prison mardi en Espagne avant de rejoindre leur enfant. La Haute Cour de Londres a finalement «autorisé» vendredi le transfert du petit garçon à Prague, alors qu’il avait été placé la semaine précédente sous tutelle de la justice britannique.