Irak: Obama va dévoiler un plan anti-EI

IRAK Ce plan ne comprendra pas l'envoi de troupes au sol...

20 Minutes avec AFP
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Barack Obama à un sommet de l'OTAN au Pays de Galles, le 5 septembre 2014.
Barack Obama à un sommet de l'OTAN au Pays de Galles, le 5 septembre 2014. — Jon Super/AP/SIPA

Barack Obama s'apprête à lever le voile sur sa stratégie anti-jihadiste en Irak, où l'armée américaine a élargi dimanche sa zone de raids aériens contre l'Etat islamique (EI) en frappant pour la première fois l'ouest du pays. Parallèlement, le Parlement irakien se réunit lundi pour accorder sa confiance au nouveau gouvernement de Haïdar al-Abadi.

Le président américain prévoit de son côté de présenter mercredi dans un discours un «plan d'action» -longtemps attendu- contre l'EI, qui ne comprendra pas l'envoi de troupes au sol. Dans un entretien à la chaîne NBC diffusé dimanche, il a prévenu qu'il n'entendait pas relancer «l'équivalent de la guerre en Irak».

«L'heure est venue pour l'Amérique de montrer sa puissance et sa force»

«Il ne s'agit pas d'envoyer 100.000 soldats américains», a précisé Barack Obama, qui veut rassurer l'opinion publique deux ans et demi après le retrait des troupes américaines d'Irak. «Nous allons faire partie d'une coalition internationale en menant des frappes aériennes en soutien au travail sur le terrain par les troupes irakiennes et kurdes, a-t-il ajouté. «Il n'y a pas de temps à perdre (...), l'heure est venue pour l'Amérique de montrer sa puissance et sa force», a-t-il souligné.

En fin de semaine lors du sommet de l'Otan au Pays de Galles, les Américains ont pu rallier de nombreux pays occidentaux et la Turquie à leur projet de coalition contre l'EI. Les pays arabes ont eux aussi voulu montrer leur cohésion sur la question en s'accordant à «prendre les mesures nécessaires pour affronter les groupes terroristes», dont l'EI, «au plan politique, idéologique et sécuritaire», dimanche lors d'une réunion au Caire des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe.

Envois d'armes et de conseillers militaires

Les membres de l'organisation panarabe n'ont toutefois pas apporté de soutien explicite au projet de coalition international dessiné par les Etats-Unis contre l'EI, qui sème la terreur en Syrie et en Irak.

Outre ses raids, Washington a envoyé des armes aux forces kurdes et plus de 800 conseillers militaires et soldats pour aider l'armée et défendre le personnel américain.

C'est surtout la décapitation par l'EI de deux journalistes américains enlevés en Syrie -James Foley et Steven Sotloff- et la menace de tuer un otage britannique, filmées dans des vidéos, qui ont écoeuré la communauté internationale et l'ont poussée à agir plus rapidement.

La question d'une éventuelle intervention étrangère contre l'EI en Syrie, l'autre théatre de ses exactions, reste en suspens car les Occidentaux excluent pour le moment toute coopération avec le régime.