Le GSPC change de nomet l'Algérie tremble de nouveau

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Le terrorisme est-il de retour en Algérie ? La fin de semaine dernière a été sanglante, avec onze morts dans deux attentats en moins de 24 heures. Le premier a eu lieu en Kabylie à l'est d'Alger, l'autre dans la région d'Aïn Defla à l'ouest de la capitale. Hier, la « branche d'Al-Qaida au Maghreb » - la nouvelle appellation du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) - les a revendiqués, dédiant l'attaque antirusse à Aïn Defla à « [ses] frères musulmans en Tchétchénie ».La population redoute un regain du terrorisme, malgré les déclarations contraires des autorités qui se veulent rassurantes. Pour Jean Leca, professeur émérite à l'IEP de Paris, il ne s'agit pas non plus d'un « retour » du terrorisme, car « les groupes armés algériens n'ont jamais été anéantis ». « Ce qui est assez nouveau, poursuit-il, c'est leur désir de se rattacher à un mouvement plus politique et plus international. Le Groupe islamique armé (GIA) était plus isolé ». En se réclamant d'Al-Qaida, le GSPC acquiert en outre une audience plus large et « une légitimité doctrinale dans l'opinion publique arabe » que n'avait pas le GIA. Faustine Vincent