Otage américain décapité: Barack Obama veut mobiliser contre l'Etat islamique

DJIHADISTES La Grande-Bretagne, en première ligne avec un otage britannique risquant d'être la prochaine victime, envisage désormais de s'associer aux frappes américaines contre l'EI. François Hollande a lui souligné l'«importance d'une réponse politique, humanitaire et, si nécessaire, militaire...

20 Minutes avec AFP

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Barack Obama le 20 aout 2014 à Martha Vineyard's lors d'une déclaration sur l'Irak
Barack Obama le 20 aout 2014 à Martha Vineyard's lors d'une déclaration sur l'Irak — Nicholas Kamm AFP

Le président américain Barack Obama a battu le rappel de ses alliés mercredi pour lutter contre la menace des jihadistes de l'Etat islamique (EI) qui ont horrifié la communauté internationale en décapitant un deuxième journaliste américain. La Grande-Bretagne, désormais en première ligne avec un otage britannique risquant d'être la prochaine victime, envisage désormais de s'associer aux frappes américaines contre l'EI, lancées le 8 août dans le nord de l'Irak.

Le président français François Hollande, qui a dénoncé un «acte barbare», a lui souligné l'«importance d'une réponse politique, humanitaire et, si nécessaire, militaire dans le respect du droit international» à la menace de l'EI. Après la diffusion de la vidéo de la décapitation de Steven Sotloff mardi, Barack Obama a ordonné l'envoi de 350 soldats supplémentaires à Bagdad pour protéger le personnel et les locaux diplomatiques.

L'EI, qui avait déjà revendiqué le 19 août l'exécution du journaliste américain James Foley, a mis à exécution ses menaces de tuer Sotloff en réponse au maintien du soutien aérien américain aux forces irakiennes et kurdes qui ont infligé des revers, quoique limités, ces derniers jours aux jihadistes.

«Nous avons les moyens de vaincre l'Etat islamique»

L'exécution du journaliste enlevé en 2013 en Syrie et la menace de l'EI de tuer un troisième otage, identifié comme le Britannique David Cawthorne Haines, a suscité l'indignation des Occidentaux. «Ces actes horribles ne font que (...) renforcer notre détermination à combattre ces terroristes», a déclaré le président américain, affirmant que les Etats-Unis ne se laisseraient pas «intimider» par l'EI.

La Maison Blanche a indiqué que Barack Obama consulterait les alliés de l'Otan, qui tient un sommet jeudi au Pays de Galles, pour mettre en place une coalition internationale et adopter une stratégie face à l'EI. «Si nous sommes rejoints par la communauté internationale, nous pouvons continuer à réduire la sphère d'influence de l'EI, ses financements et ses capacités militaires», a déclaré le président américain. Il faut pour cela «être sûrs que nous ayons la bonne stratégie» mais aussi «la volonté internationale pour le faire», a-t-il insisté.

«Avec une large coalition composée de partenaires internationaux, nous avons les moyens de vaincre l'Etat islamique», a précisé Matthew Olsen, le directeur du Centre national de l'antiterrorisme à Washington. La Grande-Bretagne examinera «toutes les options disponibles» pour protéger l'otage britannique, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Philip Hammond. «Si nous estimons que des frappes aériennes peuvent être bénéfiques (...) alors nous les envisagerons certainement, mais nous n'avons pas encore pris de décision à ce stade», a-t-il ajouté.

Dénonçant un meurtre «scandaleux», l'Union européenne s'est également dite «engagée à soutenir les efforts internationaux pour combattre l'Etat islamique», alors que les Emirats arabes unis se sont déclarés prêts à soutenir les efforts internationaux déployés pour contrer les jihadistes.