Décapitation présumée d'un second otage américain: Paris dénonce «un crime abominable»

PROCHE-ORIENT EI a publié ce mardi la vidéo de la décapitation d'un homme, qui pourrait être Steven Sotloff, journaliste américain kidnappé en août 2013 en Syrie...

A.D. avec AFP

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Le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius lors d'une conférence de presse à Bagdad le 10 août 2014
Le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius lors d'une conférence de presse à Bagdad le 10 août 2014 — Ali Al-Saadi AFP

«L'assassinat du journaliste américain Steven Sotloff par les terroristes de l'Etat Islamique, quelques jours après celui de James Foley, constitue, s'il est confirmé, un crime abominable», a déclaré mardi le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. «C'est une nouvelle illustration de la barbarie sans limite de ce califat de la terreur qui doit être combattu avec la plus grande détermination», a ajouté le ministre dans un communiqué.

De son côté, François Hollande a condamné «avec horreur, si elle était confirmée, l'exécution abominable d'un Américain», le journaliste Steven Sotloff, dans un communiqué publié par l'Elysée. «Cet acte barbare, après l'assassinat d'un autre journaliste (américain) James Foley, révèle la nature ignoble» de l'Etat islamique qui a revendiqué cet assassinat.


La décapitation de Steven Sotloff, 31 ans, a été revendiqué par l'EI dans une vidéo non encore authentifiée diffusée sur Internet mardi, selon le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE.

Kidnappé en Syrie

Porté disparu depuis douze mois, Sotloff aurait été kidnappé le 4 août 2013 à Alep, en Syrie, près de la frontière avec la Turquie. Ce fin connaisseur du Moyen-Orient couvrait depuis plusieurs années le monde musulman.

Natif de Miami (Floride, sud-est) et diplômé en journalisme de l'Université de Central Florida, il a travaillé pour le magazine Time, l'hebdomadaire américain Christian Science Monitor, la publication Foreign Policy et, plus récemment, pour le journal World Affairs.

Il y a deux semaines, le meurtre par l'EI du reporter américain James Foley avait fait l'effet d'un électrochoc aux Etats-Unis et avait été vivement condamné dans le monde.