Cinq Britanniques détenus en Ethiopie

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Ils sont sains et saufs. L'incertitude qui planait sur le sort de sept touristes, dont quatre Français, qui voyageaient en Ethiopie, est levée depuis leur rencontre hier à Mekele (nord-est du pays) avec un représentant de l'ambassade de France. Ils n'avaient pas donné de nouvelles pendant plusieurs jours à cause de problèmes de télécommunications. « Nous continuons de vérifier surtout s'il y a d'autres Français que nous n'aurions pas retrouvés », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy.En revanche, les inquiétudes liées au sort de cinq employés de l'ambassade du Royaume-Uni à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, sont confirmées. Le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères, Geoff Hoon, a reconnu hier qu'ils étaient prisonniers depuis jeudi. « Beaucoup d'efforts sont déployés pour obtenir leur libération », a-t-il affirmé.Quant aux Ethiopiens capturés jeudi également, les recherches se poursuivaient hier. Mais, depuis samedi soir et l'accusation d'un responsable éthiopien selon laquelle l'Erythrée pourrait être à l'origine du rapt, l'affaire a pris une dimension régionale. Le gouvernement d'Asmara a démenti les accusations d'Addis-Abeba, mais s'inquiète des conséquences que pourraient entraîner de telles affirmations. Depuis la guerre qui a opposé l'Ethiopie et l'Erythrée entre 1998 et 2000 et qui a fait environ 80 000 morts, les relations entre les deux pays sont très tendues, et certains, à Asmara, craignent qu'Addis-Abeba ne cherche des prétextes pour attaquer. A. Le G.