Ebola: Un syndicat appelle les navigants d'Air France à refuser des vols

EBOLA Le syndicat appelle les hôtesses et pilotes à refuser d’effectuer des vols vers et depuis les pays touchés par le virus…

A.B. avec AFP

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Un avion de la compagnie Air France.
Un avion de la compagnie Air France. — K.TRIBOUILLARD / AFP

Le quatrième syndicat chez les hôtesses et stewards d’Air France (UGICT-CGT) a appelé vendredi ses personnels à refuser d’embarquer vers la Guinée, la Sierra Leone et le Nigeria, estimant qu’ils ne sont pas suffisamment protégés du risque de contamination par le virus Ebola.

«Refuser tout vol à destination de Conakry, Freetown et Lagos»

Dans un communiqué, le syndicat enjoint «l’ensemble des PNC Air France (Personnels navigants et commerciaux) à refuser tout vol à destination de Conakry, Freetown et Lagos».

Ces trois villes ont été classées comme destination à risque par le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail d’Air France (CHSCT), qui a déposé, en juillet, un avis de «danger grave et imminent». La compagnie française est l’une des rares à encore assurer des rotations quotidiennes vers ces pays.

Des mesures «totalement inadaptées à la gravité de la situation»

Les mesures mises en place par Air France sont «totalement inadaptées à la gravité de la situation et aux risques encourus par les hôtesses, stewards et chefs de cabine», estime le syndicat. La compagnie prévoit notamment «la surveillance de la température des passagers à l’embarquement». Pour cette tâche, un «kit de protection» (masques, gants) est mis à disposition des navigants.

En début de semaine, Air France avait reconnu que des équipages n’avaient «pas souhaité effectuer leur mission» vers ces trois pays touchés par l’épidémie, mais assurait que «tous les vols ont été maintenus».

Pas d’obligation de voler vers ces destinations

Elle a affirmé ne pas obliger «un membre du personnel navigant commercial à effectuer sa mission vers des destinations telles Conakry, Freetown, et Lagos». Un autre syndicat de navigants, non représentatif (le SNGAF), avait lancé lundi une pétition demandant «l’arrêt immédiat de la desserte des pays touchés par le virus Ebola».

L’épidémie a fait au moins 1.350 morts en Afrique de l’Ouest depuis le début de l’année, essentiellement au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée.