Coulées de boue à Hiroshima: Le bilan monte à 39 morts

JAPON Et la ville redoute de nouveaux glissements de terrain...

20 Minutes avec AFP
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Vue aérienne d'Hiroshima, au Japon, dévastée par des glissements de terrain, le 20 août 2014.
Vue aérienne d'Hiroshima, au Japon, dévastée par des glissements de terrain, le 20 août 2014. — AFP PHOTO / Jiji Press

Plus de 4.400 habitants de la municipalité de Hiroshima ont reçu l'ordre de quitter leur maison vendredi en raison de nouveaux risques de glissements de terrain dans cette agglomération du sud-ouest du Japon, où le bilan s'est encore aggravé avec 39 morts et 52 disparus. Quelque 67 personnes ont aussi été blessées, dont quatre grièvement, selon l'Agence des désastres.

De plus, environ 164.000 résidents sont visés par des recommandations (non contraignantes) de quitter temporairement leur logement et 30.000 pourraient éventuellement recevoir des instructions similaires, selon les autorités locales. Des centaines de foyers sont de surcroît privés d'électricité et/ou d'eau courante. 

Environ 30 glissements se sont produits à peu près simultanément

Une cellule de crise spéciale a été ouverte par le ministre chargé des Désastres, Keiji Furuya, et la chaîne publique NHK, qui a une mission d'intérêt général, consacrait encore l'essentiel de son antenne vendredi matin à ce sinistre. Depuis la survenue des premiers éboulements dans la nuit de mardi à mercredi, le décompte des victimes ne cesse de s'amplifier.

«Nous dénombrons d'abord les personnes dont nous sommes certains qu'elles ont disparu, par exemple sur la foi de témoins les ayant vues être emportées par la boue, mais le total augmente à mesure que nous évaluons la situation», a expliqué un responsable de la police municipale de Hiroshima.

Près de 200 maisons ont été détruites ou inondées par les coulées de boue, particulièrement dans les arrondissements d'Asaminami et Asakita, au pied d'une montagne couverte d'arbres. Environ 30 glissements se sont produits à peu près simultanément, selon un rapport du ministère de l'Aménagement du territoire. Depuis jeudi soir, il a recommencé à pleuvoir parfois fortement, et d'importantes précipitations et violents orages sont attendus dans la journée, faisant redouter de nouveaux effondrements.

Les autorités redoutent un désastre en chaîne

Les recherches, qui avaient été interrompues jeudi soir à cause des mauvaises conditions météo, ont repris dans la matinée vendredi. Plus de 2.800 pompiers, policiers et soldats des forces d'autodéfense sont mobilisés pour continuer de dégager très prudemment la terre des maisons et déblayer les décombres. Ces tâches sont rendues d'autant plus pénibles qu'il fait chaud et qu'il pleut.

Plus meurtriers que beaucoup de séismes au Japon (où les constructions parasismiques sont efficaces), ces terribles éboulements de terre en partie liquéfiée et de blocs de pierre mêlés résultent de pluies diluviennes: il est tombé en trois heures sur les zones touchées plus d'eau qu'en un mois habituellement, selon les météorologues.

Les autorités redoutent désormais un désastre en chaîne: vu l'état actuel des sols, il suffit en théorie de peu de pluie pour que se produisent de nouvelles coulées de boue, préviennent les experts.