David Cameron: « Il semble de plus en plus probable » que le bourreau de James Foley soit britannique

ÉTAT ISLAMIQUE Le Premier ministre britannique David Cameron est presque certain que le bourreau de James Foley est britannique…

A.B. avec AFP

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Photographie du journaliste américain James Foley prise le 5 novembre 2012 à Alep, en Syrie, et enlevé près d'Idlib le 22 novembre 2013.
Photographie du journaliste américain James Foley prise le 5 novembre 2012 à Alep, en Syrie, et enlevé près d'Idlib le 22 novembre 2013. — AFP PHOTO / NICOLE TUNG RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO/HO/NICOLE TUNG

Il apparaît «de plus en plus probable» que le bourreau non identifié apparaissant sur la vidéo de l’Etat islamique (EI) montrant la décapitation du journaliste américain James Foley soit un Britannique, a indiqué mercredi soir le Premier ministre David Cameron. Plus tôt dans la journée, le ministre des Affaires étrangères Philip Hammond faisait déjà part de cette théorie, alors que le FBI et la Maison Blanche ont confirmé l’authenticité de la vidéo montrant la décapitation du journaliste.

L’individu pas encore identifié

«Nous n’avons pas encore identifié l’individu responsable de cet acte, mais pour autant qu’on puisse en juger, il apparaît de plus en plus probable qu’il s’agisse d’un ressortissant britannique», a dit le chef du gouvernement au sortir d’une des nombreuses réunions de crise qu’il a présidées dans la journée. Plusieurs experts avaient préalablement souligné l’accent britannique de l’intéressé.

Des citoyens britanniques en Irak et en Syrie

«Permettez-moi de condamner l’acte barbare et brutal qui s’est produit, et permettez-moi de clairement dire qu’il s’agit là d’un meurtre, d’un meurtre sans justification aucune», a déclaré David Cameron aux journalistes massés devant le 10, Downing street.

«C’est profondément choquant. Mais nous savons qu’un bien trop grand nombre de citoyens britanniques a voyagé en Irak et en Syrie pour s’adonner à l’extrémisme et à la violence», a-t-il poursuivi. «Notre devoir, c’est de redoubler d’efforts pour empêcher nos concitoyens de partir là-bas», a-t-il dit.

Dans la foulée, le Premier ministre a rappelé la panoplie des mesures à la disposition du gouvernement vis-à-vis des candidats à ces voyages: retrait de passeport, arrestation, poursuites en justice, suppression de la propagande sur internet.