Islande: L'évacuation des abords du volcan Bardarbunga est terminée

ENVIRONNEMENT Mais la perspective d'une éruption reste hypothétique, l'activité sismique étant globalement stable, quatre jours après le moment où le magma a commencé à s'agiter, samedi...

B.D. avec AFP

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Le volcan islandais Eyjafjallajökull qui a provoqué en 2010 la plus grande fermeture d'espace aérien décrétée en Europe en temps de paix, avec plus de 100.000 vols annulés sur un mois et plus de huit millions de passagers bloqués
Le volcan islandais Eyjafjallajökull qui a provoqué en 2010 la plus grande fermeture d'espace aérien décrétée en Europe en temps de paix, avec plus de 100.000 vols annulés sur un mois et plus de huit millions de passagers bloqués — Emmanuel Dunand AFP

La Protection civile islandaise a annoncé ce mercredi avoir achevé dans la nuit l'évacuation des abords du volcan Bardarbunga, dont l'activité stable laissait toujours incertaine la probabilité d'une éruption. Les autorités ont indiqué que cette opération qui concernait la région au nord de cet immense volcan situé sous le plus grand glacier du pays, le Vatnajökull, avait pris fin vers 3h (5h à Paris).

La région concernée, très sauvage, n'a aucun habitant à l'année, mais simplement des huttes et des campings qui accueillent touristes ou chasseurs. Les routes qui y mènent ont été fermées. Les scientifiques considèrent le Bardarbunga comme suffisamment dangereux, s'il entre en éruption, pour perturber le trafic aérien dans le Nord de l'Europe et en Atlantique-Nord avec ses projections de cendres et provoquer des dégâts importants en Islande, notamment des inondations avec la fonte des glaces.

Survol de la région

Cette perspective d'une éruption restait hypothétique mercredi, avec une activité sismique qui était globalement stable quatre jours après le moment où le magma a commencé à s'agiter, samedi. La Protection civile a ajouté qu'elle prévoyait de survoler la région dans la journée, pour s'assurer que personne n'y est resté, en emmenant avec elle des scientifiques.

«Ce qu'on va faire c'est prendre l'avion des garde-côtes et passer au-dessus de la région [ce mercredi] et voir si personne n'a été laissé en route. Nous ne savons pas tout bien évidemment des randonneurs ou autres», a déclaré à la télévision publique Ruv le directeur de la Protection civile Vidir Reynisson.

Mardi soir, les autorités avaient rappelé que l'évolution du Bardarbunga dans les jours ou semaines à venir était impossible à prédire. «L'expérience prouve que l'activité sismique peut se poursuivre un long moment sans qu'une éruption ne se déclenche», avait écrit la Protection civile.