Conflit ukrainien: Kiev se dit prêt à de longs pourparlers avec Moscou «pour sortir du statu quo»

UKRAINE Alors que la réunion de dimanche a été «difficile»...

20 Minutes avec AFP

— 

Une photo prise le 12 juillet 2014 à Kiev d'un tank pendant l'exhibition d'armes, d'équipements militaires et autres documents saisis à des groupes armés prorusses lors d'une opération anti-terroriste dans l'est de l'Ukraine
Une photo prise le 12 juillet 2014 à Kiev d'un tank pendant l'exhibition d'armes, d'équipements militaires et autres documents saisis à des groupes armés prorusses lors d'une opération anti-terroriste dans l'est de l'Ukraine — Sergei Supinsky AFP

Kiev a prévenu lundi que les discussions seront longues avec la Russie pour tenter de trouver une sortie diplomatique au conflit qui secoue l'est de l'Ukraine, dont le chef-lieu et bastion des séparatistes Donetsk est privé d'eau courante.

Après cinq heures de discussion «difficile» à Berlin dimanche, le ministre des Affaires étrangères ukrainien Pavlo Klimkine s'est dit prêt à de longs pourparlers avec son homologue russe Sergueï Lavrov «pour sortir du statu quo» dans l'est de l'Ukraine, où s'affrontent depuis plus de quatre mois insurgés prorusses et forces gouvernementales.

Des «progrès sur certains points»

«Il n'y a pas de place pour un compromis si l'État doit franchir sa ligne rouge. L'Ukraine ne l'a pas franchie. Nous avons senti le soutien de nos partenaires» français et allemand, a écrit sur Twitter Klimkine lundi sans plus de précisions. La Russie a pour sa part fait état de «certains progrès» lors de cette réunion avec les chefs de la diplomatie ukrainienne, française et allemande, mais a déploré l'absence d'avancées sur un éventuel cessez-le-feu inconditionnel dans l'Est et sur un règlement politique du conflit.

Selon Lavrov, les Ukrainiens ont notamment exigé que Moscou assure «l'impénétrabilité de la frontière», par laquelle transite selon Kiev du matériel et des combattants pour renforcer les insurgés prorusses. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, avait déjà fait état la veille de «progrès sur certains points», sans plus de précisions.

«Quatre points ont été abordés: le cessez-le-feu, le contrôle de la frontière, l'aide humanitaire et le processus politique. Des progrès ont été enregistrés mais le contexte est difficile», a confirmé une source diplomatique française, ajoutant que les ministres devaient désormais «en parler à leurs présidents».