Irak: Le Premier ministre Maliki rejette la nomination de son successeur

CONFLIT Il la voit comme une violation de la Constitution...

20 Minutes avec AFP

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Nouri al-Maliki, le 23 juin 2014 à Bagdad
Nouri al-Maliki, le 23 juin 2014 à Bagdad — Brendan Smialowski AFP

Le Premier ministre sortant irakien Nouri al-Maliki, qui briguait un 3e mandat, a jugé que la nomination lundi de son successeur constituait une violation de la Constitution, menée avec le soutien des Etats-Unis.

«Nous rejetons cette violation de la Constitution», a affirmé Nouri al-Maliki en faisant référence à la nomination de Haïdar al-Abadi, un membre de son parti, comme nouveau chef du gouvernement. Washington «s'est tenu aux côtés de ceux qui ont violé la Constitution», a-t-il ajouté dans un enregistrement diffusé à la télévision.

Les Etats-Unis contre Maliki

Les Etats-Unis ont félicité Haïdar al-Abadi et le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait dit «espérer que M. Maliki ne causera pas de problèmes».

Haïdar al-Abadi a été choisi par l'Alliance nationale, le bloc parlementaire chiite, comme son candidat au poste de Premier ministre.

Membre du parti Dawa de Nouri al-Maliki, Haïdar al-Abadi, né en 1952 et titulaire d'un doctorat de l'université de Manchester au Royaume Uni, est considéré comme un proche du chef du gouvernement sortant.