MH17: Un premier rapport sur les causes du crash dans «quelques semaines»

CRASH Les experts néerlandais, en charge de l'enquête, ont indiqué avoir collecté suffisamment d'informations...

20 Minutes avec AFP

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Site du crash du vol MH17 en Ukraine, le 26 juillet 2014.
Site du crash du vol MH17 en Ukraine, le 26 juillet 2014. — PIERRE CROM/HOLLANDSE HOO/SIPA

Les experts néerlandais enquêtant sur les causes du crash du vol MH17 dans l’est de l’Ukraine, qui a fait 298 morts, espèrent publier un rapport préliminaire dans «quelques semaines», ont-ils indiqué lundi.

«Nous avons suffisamment d’informations pour produire un rapport préliminaire», a assuré Wim van der Weegen, porte-parole du Bureau d’enquête pour la sécurité (OVV).

Les Pays-Bas à la tête de la mission

Un Boeing de Malaysia Airlines a été abattu le 17 juillet alors qu’il survolait l’Est de l’Ukraine, zone en guerre. Les Pays-Bas, qui ont perdu 193 ressortissants dans la catastrophe, ont pris la tête de la mission internationale de rapatriement et d’identification des corps et de l’enquête sur les causes du crash.

Kiev et l’Occident ont accusé les séparatistes prorusses d’être responsables de la catastrophe. Moscou et les séparatistes accusent Kiev.

Impossible de se rendre actuellement sur la zone du crash

M. Van der Weegen a indiqué que les enquêteurs de l’OVV sont rentrés d’Ukraine sans avoir pu se rendre sur le site du crash, où se battent forces ukrainiennes et séparatistes prorusses. «Pour analyser les informations (…), il n’est pas essentiel de rester en Ukraine», a soutenu le porte-parole, selon lequel l’équipe serait désormais basée à La Haye.

Des experts ukrainiens des catastrophes aériennes, qui participent à l’enquête, ont pu se rendre sur le site juste après le crash, avant que les Pays-Bas ne prennent la tête de l’enquête.

Déterminer la cause, pas les responsables

Les experts néerlandais, australiens et malaisiens chargés de rassembler des corps et effets personnels des victimes ont pu, eux, se rendre sur le site, mais leur mission a été suspendue mercredi en raison du manque de sécurité sur place.

L’OVV a souligné dans un communiqué être en charge de déterminer ce qui a causé le crash de l’avion, pas qui en était responsable.

Les informations extraites des boîtes noires, l’analyse d’informations émanant de radars et des contrôleurs du ciel permettront d’écrire le rapport préliminaire, a assuré Wim van der Weegen. «Mais nous aimerions retourner sur le site du crash pour vérifier certaines de nos conclusions et obtenir d’autres informations», a-t-il dit.