Syrie: Un Australien tweete une photo de son jeune fils tenant la tête d'un soldat décapité

CONFLIT Khaled Sharrouf a fui l’an dernier l’Australie pour partir combattre en Syrie aux côtés de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). Son fils de 7 ans est avec lui…

20 Minutes avec AFP

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Khaled Sharrouf, parti d'Australie l'an dernier pour mener la Syrie, a publié sur son compte Twitter plusieurs photos avec son fils en plein jihad.
Khaled Sharrouf, parti d'Australie l'an dernier pour mener la Syrie, a publié sur son compte Twitter plusieurs photos avec son fils en plein jihad. — Capture d'écran / Twitter

Un Australien parti combattre en Syrie aux côtés de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) a tweeté une photo de son jeune fils portant la tête d’un soldat syrien décapité, selon le quotidien The Australian, et suscitait lundi un grand émoi en Australie.

«C’est mon garçon»

Khaled Sharrouf, parti d’Australie l’an dernier pour mener le djihad, a publié sur son compte Twitter une photo sur laquelle son fils de 7 ans, casquette de baseball sur le chef, exhibe la tête d’un soldat décapité à Raqa, dans la vallée de l’Euphrate, bastion des insurgés islamistes. L’homme a légendé la photo: «C’est mon garçon» (That’s my boy).

Une autre photo publiée par The Australian montre Sharrouf en tenue de combat posant avec de jeunes garçons en armes, devant un drapeau de l’EIIL, dont les agences de renseignement pensent qu’il s’agit de ses fils.

En déplacement aux Pays-Bas, le Premier ministre australien Tony Abbott a fustigé les actes «barbares» d’un «groupe terroriste» qui cherche à créer un «Etat terroriste». A Sydney, le chef du Pentagone, Chuck Hagel, a dénoncé «une menace contre le monde civilisé». Le gouvernement australien estime que jusqu’à 150 Australiens mènent le djihad à l’étranger, essentiellement en Irak et en Syrie.

«Le geste d’un fou»

Khaled Sharrouf a fait près de quatre ans de prison après avoir avoué sa participation à la préparation d’un attentat en 2005 à Sydney. Il a fui l’Australie en utilisant le passeport de son frère.

Le président de l’Association des musulmans libanais en Australie, Samier Dandan, a condamné la publication des photos en évoquant «le geste d’un fou». Le Premier ministre a par ailleurs annoncé que l’Australie se joindrait à Washington, Londres et Paris pour larguer de l’aide humanitaire aux populations civiles fuyant l’avancée des djihadistes en Irak.