VIDEO. Irak: Obama en faveur de nouvelles frappes américaines «si nécessaire»

MOYEN-ORIENT Le président américain a estimé ce samedi que l'amélioration de la situation en Irak prendrait du temps...

20 Minutes avec AFP

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Barack Obama dans les jardins de la Maison Blanche le 9 août 2014.
Barack Obama dans les jardins de la Maison Blanche le 9 août 2014. — AFP PHOTO/Mandel NGAN

Attention, un bombardement peut en cacher un autre. C'est en substance le message de Barack Obama ce samedi: le président américain a souhaité la poursuite des frappes aériennes américaines contre les djihadistes de l'Etat islamique (EI) qui menacent le Kurdistan irakien «si nécessaire», pour protéger les diplomates et conseillers militaires américains.


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Il a expliqué dans son allocution hebdomadaire avoir autorisé les frappes en Irak pour protéger les personnels américains en poste dans la ville d'Erbil, dans le nord du pays. «Si nécessaire c'est ce que nous continuerons de faire», a-t-il prévenu.

Une avancée «plus rapide» que les services de renseignement ne l'avaient prévu

«Je ne pense pas que nous allons résoudre ce problème en quelques semaines», a-t-il ensuite avancé lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. «Cela va prendre du temps», a-t-il ajouté, précisant que les Etats-Unis avaient été poussés à intervenir car l'avancée de l'EI avait été «plus rapide» que les services de renseignement ne l'avaient prévu.

Deux chasseurs bombardiers ont frappé vendredi vers (12h45) une pièce d'artillerie mobile de l'Etat islamique (EI) qui avait visé des forces kurdes à Erbil. Quelques heures plus tard, d'autres raids ont visé «des terroristes», puis un convoi et un mortier près d'Erbil.


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Tout en assurant qu'il ne permettrait «pas que les Etats-Unis soient à nouveau entraînés dans une guerre en Irak» et qu'il n'était pas question d'envoyer «des troupes américaines (...) en Irak, parce qu'il n'y a pas de solution militaire américaine à la crise là-bas», Barack Obama a souligné qu'il ne fallait pas permettre à «ces terroristes (les djihadistes) d'avoir un refuge permanent d'où ils pourront attaquer les Etats-Unis». «Nous protégerons nos ressortissants», a-t-il ajouté.

Pas vocation à devenir «l'armée de l'air irakienne»

Les Etats-Unis ont un intérêt stratégique certain à enrayer l'avancée des islamistes, mais Barack Obama a toutefois souligné que les Etats-Unis n'avaient pas non plus vocation à devenir «l'armée de l'air irakienne». «Nous n'allons pas les laisser créer une sorte de califat à travers l'Irak et en Syrie. Mais nous ne pouvons faire cela (des frappes aériennes) que si nous savons disposer de partenaires au sol capables de nous appuyer», a encore dit le président américain dans une interview au New York Times.

Le président américain a par ailleurs confirmé qu'il avait autorisé un «effort humanitaire» pour venir en aide aux milliers de civils qui ont fui la ville de Sinjar à l'approche des djihadistes et sont réfugiés dans les montagnes.