Mali: Le chef d'Ansar Dine fait son retour par une video contre la France et ses alliés

MONDE Iyad Ag Ghaly fait son retour après plus d'un an et demi de silence...

R.L. avec AFP
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L'aviation française a bombardé des positions islamistes dans leur fief de Kidal, à 1.500 km au nord-est de Bamako, tout en poursuivant dimanche la prise de contrôle de Gao, la plus importante ville du nord du Mali, reconquise lors d'une offensive éclair.
L'aviation française a bombardé des positions islamistes dans leur fief de Kidal, à 1.500 km au nord-est de Bamako, tout en poursuivant dimanche la prise de contrôle de Gao, la plus importante ville du nord du Mali, reconquise lors d'une offensive éclair. —

Iyad Ag Ghaly, le chef du groupe Ansar Dine, une des formations islamistes chassées du nord du Mali par l’intervention française, marque son retour après plus d’un an et demi de silence par un message vidéo appelant à combattre Paris et ses alliés.

«Faire front contre cet ennemi historique»

«Nous appelons notre courageux peuple musulman, outragé par les Français et leurs alliés, à faire front contre cet ennemi historique et cet occupant qui déteste l’islam et les musulmans», déclare Iyad Ag Ghaly sur cette vidéo en arabe mise en ligne le 5 août et visionnée jeudi par l’AFP.

La vidéo de 23 minutes 59 secondes, qui n’est ni datée ni localisée et sur laquelle on entend à plusieurs reprises le bruit du vent, est entrecoupée d’images d’actualité afin de démontrer notamment les intérêts économiques de la France en Afrique.

Posant devant une tenture ocre sur laquelle reposent le drapeau noir des djihadistes et un fusil d’assaut kalachnikov, Iyad Ag Ghaly, justifie sa prise de parole par «la propagande subie par Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) et ses actions de défense de sa terre et de sa communauté islamique».

«Nous sommes prêts à nous unir à nos frères»

L’ancien rebelle touareg, qui n’a plus été vu au Mali depuis le début de l’intervention française contre les islamistes en janvier 2013, accuse «l’Occident croisé» d’avoir «lâché la bride à l’armée malienne», égrenant une litanie d’exactions à l’encontre des populations du nord, «des crimes atroces qui font froid dans le dos».

«Nous sommes prêts à nous unir à nos frères combattants sur le terrain malien pour faire face à la coalition croisée et les infidèles mondiaux qui se sont unis afin de combattre l’islam sur notre terre», insiste Iyad Ag Ghaly.

Fin février 2013, les Etats-Unis avaient inscrit ce chef jihadiste sur leur liste noire pour ses liens avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). En mars 2013, ils ont placé son mouvement sur leur liste anti-terroriste.