Bébé trisomique en Thaïlande: Le couple australien accuse la mère porteuse

AUSTRALIE Pattaramon Chabua assure que le couple a abandonné la jumelle trisomique...

N.Beu. avec AFP

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Pattaramon Chanbua, 21 ans, pose avec son fils, Gammy, trisomique, à l'hôpital de la province de Chonburi, en Thaïlande, le 3 août 2014. (AP Photo/Apichart Weerawong)/AW106/135584759221/1408030707
Pattaramon Chanbua, 21 ans, pose avec son fils, Gammy, trisomique, à l'hôpital de la province de Chonburi, en Thaïlande, le 3 août 2014. (AP Photo/Apichart Weerawong)/AW106/135584759221/1408030707 — Apichart Weerawong/AP/SIPA

Un couple australien accusé d'avoir abandonné un bébé trisomique né d'une mère porteuse thaïlandaise affirme mardi que cette dernière a présenté les événements de façon erronée.

Pattaramon Chabua, qui a accouché de jumeaux, accuse le couple d'avoir emmené la fillette, bien portante, et laissé sur place le garçon, Gammy, trisomique et malade du coeur, désormais âgé de sept mois. Dans un communiqué diffusé par une amie et publié dans un journal de leur ville de résidence, Bunbury, au sud de Perth (sud-ouest de l'Australie), le couple se défend de ces allégations, affirmant avoir été informé des problèmes de coeur de l'enfant mais pas de sa trisomie.

Accord violé?

«Gammy était très malade à la naissance. On a dit aux parents biologiques qu'il ne survivrait pas, qu'il avait au mieux un jour à vivre», écrit cette amie. L'accouchement devait par ailleurs avoir lieu dans un grand hôpital international de Thaïlande mais la mère porteuse s'est rendue dans un autre établissement, violant ainsi l'accord passé avec les parents biologiques, selon le journal Bunbury Mail.

L'accord rompu, le couple n'avait plus en principe aucun droit sur les enfants. La mère porteuse a néanmoins accepté de leur confier la fillette, ajoute le quotidien. «Les parents biologiques étaient effondrés de ne pouvoir emmener le garçon avec eux (...) mais en restant ils prenaient le risque de perdre aussi la fillette», soutient l'amie.

Flou juridique

La mère porteuse affirme de son côté n'avoir «jamais menti». «Il n'y a pas d'autre vérité», a-t-elle assuré mardi. De nombreux couples étrangers, notamment australiens, viennent en Thaïlande pour utiliser les services de cliniques de fécondation in-vitro et des mères porteuses, malgré un certain flou juridique.

Alors que le recours à une mère porteuse dans le cadre d'un échange financier n'est pas autorisé en Australie, des centaines de couples de ce pays se rendent chaque année à l'étranger pour trouver des mères porteuses, selon l'organisation Surrogacy Australia.