Le Hamas, cible nº1 d’Israël

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A Gaza comme à Jérusalem, les parents des victimes de la flambée de violence de mercredi ont enterré leurs morts. Entre tristesse et colère. Mais, même en cette journée de deuil, les affrontements israélo-palestiniens ont continué. Amenuisant encore un peu plus l’espoir de voir la « feuille de route » mise en place et permettre la création d’un Etat palestinien et l’établissement de la paix. Depuis le sommet d’Aqaba, en Jordanie, le 4 juin dernier, 58 personnes ont été tuées (21 Israéliens et 37 Palestiniens). Pourtant, ce jour-là, Ariel Sharon et Mahmoud Abbas (Abou Mazen) s’étaient engagés à mettre fin aux violences. Mais, hier, Israël a lancé un nouveau raid d’hélicoptères à Gaza, contre un chef militaire du Hamas. Sept personnes ont été tuées, dont Yasser Taha, son épouse et sa fillette de 3 ans. Ce troisième raid en moins de vingt-quatre heures, contre une figure du mouvement islamiste, confirme l’intention des Israéliens de lui livrer un combat sans merci. « Les chefs du Hamas ne disposent d’aucune immunité, surtout au moment où cette organisation fait tout pour saboter le processus politique », a affirmé, hier, le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Tzahi Hanegbi. Une menace immédiatement retournée par le groupe terroriste, qui a averti que l’attentat de Jérusalem, mercredi, n’était que « le début d’une nouvelle série de représailles ». Et, hier soir, un Israélien a été tué près de Jénine. Plus que jamais, l’engrenage de la violence semble avoir repris au Proche-Orient. Clémence Lemaistre

taper « Chaque pays dans le monde doit dénoncer et taper sur le Hamas et le Djihad islamique, leur couper toute source de financement », a déclaré, hier, Colin Powell.