Crash au Mali: Des juges français désignés pour enquêter

20 Minutes avec AFP

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Une partie de l'épave du crash du vol d'Air Algérie survenu au Mali le 24 juillet 2014. Lancer le diaporama
Une partie de l'épave du crash du vol d'Air Algérie survenu au Mali le 24 juillet 2014. — ECPAD/SIPA

Deux juges d'instruction français ont été désignés pour enquêter sur les causes du crash au Mali de l'avion d'Air Algérie qui a fait 118 morts dont 54 Français, a indiqué mardi à l'AFP une source judiciaire.

Le parquet de Paris a ouvert mardi une information judiciaire pour «homicides involontaires par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement», a-t-on précisé.

Ces investigations font suite à une enquête préliminaire qui avait été lancée dès jeudi par le parquet de Paris. La justice française est compétente pour enquêter du fait de la présence de ressortissants français à bord.

Scénario dans «quelques semaines»

Les deux juges du tribunal de grande instance (TGI) de Paris qui ont été cosaisis ont d'ores et déjà délivré une commission rogatoire internationale aux autorités maliennes.

Cette instruction sera menée en parallèle aux investigations du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), organisme public dont le rôle est de mener les enquêtes techniques pour déterminer les causes d'un accident d'avion.

Le directeur du BEA, Rémi Jouty, a indiqué mardi sur Europe 1 qu'il espérait avoir «dans quelques semaines» un scénario de l'accident du vol AH5017 entre Ouagadougou et Alger.

Diverses hypothèses «examinées»

«Toutes les hypothèses seront examinées dans le cadre de l'enquête», a redit par ailleurs lundi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. «Ce que nous savons d'une façon certaine, c'est que la météo était mauvaise cette nuit-là, que l'équipage de l'avion avait demandé à se dérouter, puis à rebrousser chemin, avant que le contact ne soit perdu», a-t-il précisé lors d'une conférence de presse.

Laurent Fabius avait également indiqué que des juges d'instruction seraient désignés pour enquêter. A bord de l'avion, un McDonnell Douglas MD-83 loué par Air Algérie auprès de la société espagnole SwiftAir, se trouvaient aussi 23 Burkinabè, huit Libanais, six Algériens, des ressortissants de plusieurs autres pays et les six membres, espagnols, de l'équipage.