Ukraine: Au moins 22 civils tués dans les combats dans l'Est

MONDE Ces civils sont morts durant les dernières 24 heures...

20 Minutes avec AFP

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Des séparatistes pro-russes en alerte à Sloviansk, en Ukraine.
Des séparatistes pro-russes en alerte à Sloviansk, en Ukraine. — PIERRE CROM/LEJOURNAL/SIPA

Au moins 22 civils ont été tués dans des combats à l'arme lourde entre forces ukrainiennes et séparatistes au cours des dernières 24 heures dans l'est de l'Ukraine, au moment où les Européens renforcent leurs sanctions contre la Russie.

Réunis à Bruxelles, les ambassadeurs des 28 Etats membres de l'UE doivent décider mardi pour la première fois de mesures d'envergure contre l'économie russe afin de contraindre Moscou à cesser son soutien à la rébellion prorusse.

Sur le terrain, l'offensive des troupes loyalistes, qui ont déjà regagné du terrain ces derniers jours, donne lieu à de violents affrontements, notamment à Gorlivka, l'un des fiefs des insurgés situé à 45 kilomètres de Donetsk. Selon l'administration régionale, des tirs d'artillerie y ont fait 17 morts, tous des civils, en 24 heures, qui s'ajoutent aux 13 morts de dimanche.

L'ONU a dénoncé le recours à des armes lourdes dans les zones d'habitation, aussi bien par les séparatistes prorusses que par l'armée ukrainienne, dans un rapport publié lundi qui faisait état de plus de 1.100 morts dans des combats dans l'Est depuis la mi-avril.

Le site de l'accident d'avion inaccessible

Les forces ukrainiennes ont intensifié leur offensive ces derniers jours et ont revendiqué mardi de nouvelles prises, notamment le village de Stepanivka, à environ 80 kilomètres à l'est de Donetsk. Cette zone située entre la frontière russe et le site, où le Boeing malaisien s'est écrasé le 17 juillet, est le théâtre de violents combats ces derniers jours.

Pour le troisième jour consécutif mardi, les experts néerlandais et australiens ont renoncé à se rendre sur les lieux de l'accident où demeurent débris et dépouilles, chaque jour qui passe rendant l'enquête sur la catastrophe aérienne plus compliquée.

Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a appelé le président ukrainien, Petro Porochenko, pour demander l'arrêt des combats près du site, qui constituent, selon Moscou, une violation de la résolution votée à l'ONU après le drame qui a fait 298 morts.

L'accident de l'avion malaisien, abattu par un missile alors qu'il assurait la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur, a provoqué une nouvelle escalade de la crise ukrainienne et l'ONU a estimé lundi qu'il s'apparentait à «un crime de guerre». Kiev et les Occidentaux accusent les séparatistes d'être responsables du drame et haussent le ton contre la Russie accusée d'armer la rébellion.