Gaza: Une école de l'ONU touchée par des bombardements, fragile espoir de trêve

PROCHE-ORIENT John Kerry poursuit ses tractations...

P.B. avec AFP

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Une explosion dans la Bande de Gaza après un bombardement israélien, le 29 juillet 2014.
Une explosion dans la Bande de Gaza après un bombardement israélien, le 29 juillet 2014. — A.

Pas de répit à Gaza. L'espoir est encore très fragile d'une trêve humanitaire entre Israël et le Hamas, jusqu'à présent toujours déçu, a recommencé à faire son chemin, malgré des frappes qui ont plus fait plus de cent morts dans la bande de Gaza mardi. Au moins 25 Palestiniens ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi dans des attaques israéliennes, selon les secours sur place.

L'incident le plus sanglant s'est produit dans une école de l'UNRWA, l'Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens dans le camp de Jabaliya. Deux salles de classes ont été touchées de plein fouet par des obus de chars israéliens, qui ont tué au mois 16 Palestiniens, qui s'étaient réfugiés dans l'école pour fuir les bombardements.

Malgré ce bilan lourd et des frappes toujours intenses, un fragile espoir d'une trêve humanitaire semblait vouloir renaître. Selon le secrétaire d'Etat américain John Kerry, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a «soulevé l'idée et la possibilité d'un cessez-le-feu», lors d'un entretien téléphonique la veille.

Pas d'engagement officiel

Quant au Hamas et à ses alliés du Jihad islamique, ils sont «prêts à une trêve humanitaire de 24 heures», et à étudier une prolongation jusqu'à trois jours, a affirmé l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Les belligérants se sont toutefois bien gardés de s'engager officiellement. Le gouvernement israélien, qui entend réduire à néant la menace que fait peser le Hamas sur sa population, doit tenir une réunion de son cabinet de sécurité mercredi à 14H00 (13h00 heure de Paris).

Dans une rarissime déclaration diffusée par la radio et la télévision du Hamas, Mohammad Deïf, le chef des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement palestinien, a rappelé la position de son organisation: pas de trêve «sans l'arrêt de l'agression et la levée du siège», le blocus israélien imposé depuis 2006 à l'enclave palestinienne.

56 morts côté israélien

La délégation palestinienne attendait une invitation officielle de l'Egypte avant de partir pour Le Caire, selon des sources palestiniennes. Mais la route est longue. Ces derniers jours, plusieurs annonces de trêve, faites par le Hamas comme par Israël, n'ont pas permis de mettre un terme aux hostilités.

Cinquante-trois soldats israéliens ont perdu la vie depuis le déclenchement de l'opération «Bordure protectrice» le 8 juillet, soit le bilan le plus lourd depuis la guerre contre le Hezbollah libanais en 2006. Trois civils ont également été tués en Israël depuis le début de la confrontation. Israël dit vouloir détruire l'arsenal du Hamas ainsi que les tunnels qui permettent à des attaques suicides de viser des civils israéliens.